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Tome second.
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le karat se divise en demi , en quart , en huitième , & en trente . deu-xième,.

Cela posé , c’est-à-dire ,1’argent le plus fin étant à douze deniers, l’or leplus pur à vingt-quatre karats , chaque karat vaut douze grains de fin , &chaque denier de fin vaut vingt-quatre grains de loi ou deux karats.

On appelle de l’or à 2 ; karats celui où il est entré une vingt quatrièmepartie d’alliage , c’est-à-dire, où il y a vingt-trois karats d’or pur , & un karat decuivre: ainsi on entend par de l’or à vingt karats, une quantité dc matière oùil y a vingt parties d’or fin contre quatre parties d’alliage ; c’est pourquoi unmarc d’or à vingt karats , au lieu d’ètre pesé sur le pied de quatre mille sixcens huit grains de fin , n’est pris que fur le pied de trois mille huit censquarante grains de fin , parce qu’il se trouve dans ce marc sept cens soixante-huit grains , ou quatre karats de cuivre & d’alliage, lesquels ne font comptés'pour rien , lorsqu’il s’agit de faire, ce qu’on appelle en Monnoie, le comptede fin.

Dans ce compte un karat de fin représente cent quatre-vingt-douze grainsde poids, ou la vingt quatrième partie du marc , & un trente-deuxiéme repré-sente six grains de poids.

Çêest fur le titre & le poids des espèces que le Roi se trouve indemnisé &au de là des frais de fabrication : il en est de même quant à 1 argent pour lecompte de fin : un marc d’argent fin est composé de douze deniers , chaquedenier de fin vaut vingt-quatre grains de fin j si l’on multiplie douze par vingt-quatre , l'on aura deux cens quatre-vingt-huit grains , qui font un marcde fin.

Chaque grain de fin répond à seize grains de poids ; la preuve s’en trouveen multipliant deux cens quatre-vingt-huit par seize j ce qui donne quatremille six cens huit grains ou un marc de poids.

Etant démontré qu’un grain de loi ou de fin vaut seize grains de poids ,il s’ensuit qu’un denier de loi ou de fin représente trois cens quatre-vingt-quatre grains de poids j ce qu’il est aisé de voir en multipliant vingt quatrepar seize } par coníct]rient un demi denier de fin represènte cent quatre-vingt-douze grains de poids.

Quoique par rappoit au fin , une once d’or puisse être à vingt quatre ka-rats , aulîî bien qu’un marc , ou une plus grande quantité , il est toujours vraide dire que dans un marc, un karat d’alliage ou de fin péíe plus que dans«ne once, Sc que le karat de fin est réellement comme ses subdivisions entrente-deuxièmes, un certain poids d’or sépaic, par supposition de tout al-liage.

Aussi > selon Routteroue , il y avoir un poids réel nomme karat, qui pésoitla vingt-quatriéme partie du marc ; il en rapporte pour preuve deux ancienne

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