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mouvement perdu dans le choc simultanée des deuxcorps E, F, contre le corps A ,il yen a auífi de regagnédans le choc de ce corps A contre les deux corps e ,f, àla fois.
V I. II est vrai qu*il ne leur en donne pas tant queles corps E, E, en ont perdu en le choquant : un corpsdur qui en choque un autre pareillement dur , ne luicommuniquant jamais tout ion mouvement : mais loscorps e ,f, en pourront de même ( art. <j..) donner à d’au-tres plus qu ils n’en perdront, ceux-ci encore à d’autres,
& ainsi, à l’infini 5 outre que ce gain pourroit même se•faire sans aucune perte précédente , u le corps A étoitpoussé suivant AD contre les, corps, e-, f, par une feuleforce simple égale à la résultante du concours des chocsde E, E, contre lui, leffet de cette force unique étant lamême choies C oral. a.) que celui de ce concours. D’oìil’on voit dans le choc des corps durs , que par cette dé-composition ( art. 5 . ) de mouvemens. il peut fort bien yavoir à peu près autant de gain de forces ou de mouve-ment,, que de perte ( art. 4. ) par leur composition 5 cequi suffit pour l'explication des Phcnomenes...Des corpsà ressort l'auroient fait voir dans une moindre fuite dechocs i mais il auroit fallu toujours revenir aux petitscorps durs qui cn causent le reilòrt.
Une telle compensation de gain & de perte de mou-vement , pouvant en conserver dans le monde une quan-tité moralement égale j les Cartésiens effrayez deeequiL'en perd ( C orol. 1 . ) dans les mouvemens composez, doi-vent se rassurer (sautant plus que cette égalité moraleest suffisante Le beaucoup plus propre pour Pexplicationdes Phénomènes, que la Métaphysique & rigoureuse sup-posée par M. Deseartes pour rétablissement des Régiesdu mouvement, dont la plupart se trouvent fausses parles autres principes même de cet Auteur.
Au reste, je ne me fuis tant étendu ici fur cet article,,que pour satisfaire un Cartésien que la perte de mouve-ment, qui se fait ( art. 4. ) dans les composez, a soulevé