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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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de les ouvrir avec la charrue à contre. Lasurface des vieux pre's a été ordinairementdurcie par le temps, le parcours des animaux,les chars, les faucheurs , les neiges : toutesces causes rendent la terre si serrée que lesplantes ne peuvent plus taller ; il n’y a quede longues pluies qui puissent pénétrer àquelques pouces de profondeur, dans le cassurtout où la terre est forte de sa nature :il convient d’entamer cette surface avec lacharrue à contre ; il faut par son moyentracer des bandes de trois ou quatre poucesde largeur , avec des traits profonds detrois à six pouces ; sur les coteaux on passele charrue dans le travers de la pente , afinque les eaux de pluie , ou d’arrosement ,s’écoulent moins vite , et pénètrent pluscomplètement. Sur les terrains peu inclinés ,il réussira quelquefois de croiser les traits endiagonale , ou à angles droits, suivant qu’onveut mettre plus ou moins d’obstacles aucours des eaux. La division des plantes,exécutée par la charrue , en favorise lamultiplication et le tallerncnt. C’est ainsiqu’une vieille prairie déchirée par bandes aumoyen de la charrue à coutre, s’améliore enfacilitant le jeu de l’air et ouvrant une voie pluslibre aux autres influences atmosphériques.