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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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on abat les deux d’en bas , une de chaquecôte du tronc ; elles ont alors pour l’ordinaireun pied de l’argcur au moins, sur 18 poucesde longueur; on place le pouce sur la partiede la queue la plus rappochée du tronc, onappuie fortement en inclinant la feuille enen bas, elle se rompt assez net près du tronc.

On suit ainsi la plantation d’un bout d’uneligne à l’autre , sur autant de lignes qu’il estnecessaire , en raison du nombre de bestiauxqu’on doit nourrir chaque jour: on continueainsi en suivant, jusqu’à ce qu’on ait parcourutout le champ, et pendant le temps qu’on metà récolter les lignes suivantes, les feuilles lesplus basses au-dessus des premières cueilliesauront eu le temps de grossir, et vous enfourniront d’aussi belles que celles que vousaviez déjà cueillies , et ainsi de suite vousaurezun abondant et excellent fourrage vert,jusqu’à la fin d’avril; on les voit fréquemmentdurer l’année entière dans les environs deLyon ; ils acquerront insensiblement une élé-vation de 5 à 6 pieds; ils ne pomment jamais;ils sont une nourriture excellente pour touteespèce de bestiaux ; ils ont, par-dessus lesautresvariétés de choux, l’avantage de n’avoirjamais de feuilles pourries , car à mesure