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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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» En moins de dix jours le veau vient à boire» librement, sans qu’il soit necessaire d’avoiru recours à cet expédient; il faut le nourrir un» mois au moins avec le lait chaud de la» mère ( 1 ), en lui en donnant trois fois le

la plus grande partie dès la première fois qu’on l’essaie ;peu de jours après ils boivent tout seuls sans qu’on aitbesoin de mettre le doigt dans le seau.

(1) Certainement un mois n’est pas suffisant, et ceuxde nos bergers qui font les plus beaux élèves, lestienuent au lak pur de la mère six semaines au moins,souvent huit, et si le veau est fort, ou que la mère nesoit pas abondante en lait, en raison de l’appétit decelui-là , ils lui donnent encore le lait ou partie du laitd’une autre mère, non de manière à satisfaire absolu-ment l’appétit du veau, ils préfèrent qu’il témoigne pardes sauts ou des coups de têtes contre le seau, le désird’en avoir encore : l’habitude fait aisément juger auberger la quantité de lait nécessaire pour que le veausoit toujours rond , sans prendre trop de ventre •, ilfaut qu’il puisse digérer toujours facilement la quan-tité d’aliment qu’on lui livre. Après six semaines oudeux mois ^ on diminue delà quantité du lait pour laremplacer par autant d’eau tiède ; on a observé quele lait écrémé les disposoit à prendre trop de ventre,mais ils émiettent un peu de pain dans leur boisson ;ils suivent cette marche pendant encore sept à huitsemaines, diminuant peu-à-peu le lait, et augmentantla quantité d’eau et de pain ; les quinze derniers jours