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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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» îl est sî necessaire de les palper pour de~» cider le choix à faire, qu’il prefereroit les» palper dans l’obscurité , à les voir en plein)> jour.

» Dans les bêles à laine, la forme des os estw cachée parla laine 5 il n’y a que la main quii> puisse apprendre si le dos est plat et large ,)> s’il n’a pas une espece d’arrête dans leî> milieu (1). On doit sentir delà souplesse au-

(1) Je conseille à ceux qui veulent acheter desmoutons pour les engraisser, de se réserver de 11efaire le choix des individus qu’après la tonte , à moinsqu’une grande habitude n’ait donné ce tact qui faitjuger de la parfaite construction des os et des signescaractéristiques qui annoncent la disposition à prendrefacilement la graisse ; ces connoissances sont si essen-tielles dans ce cas-ci, que je comprends parfaitementla préférence que Backewel, aussi fameux dans cet artqu’habile cultivateur, donne au palper. J’ai vu plusieursbêtes à laine dont la toison bien tassée étoit tellementconformée par sa crue , qu’on auroit pu croire qu’aprèsla tonte on ne pourroit apercevoir l’épine du dos , etque la chair devoit dépasser de chaque côté en formantune reinure connue sous le nom de kenik par lesengraisseurs anglois, et qu’ils prisent tant. Tandis quel’animal ne paroissoit l’avoir ainsi que par le fait dela laine plus alongée de chaque côté de l’épine du dos,quelques-uns de ceux-là, après la tome, n’ctoient pasreconnoissables par la sallie des vertèbres du dos. H