Buch 
Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
Entstehung
Seite
406
JPEG-Download
 

( 4o 6 )

que ces animaux ne puissent pas s’entendre réci-proquement ; les voix des nouveaux nés inquiè-tent les mères, et en general toutes les vachesqui ont du lait, ce qui le leur diminue ; le se-vrage d’ailleurs est bien plus facile pour le veaumis de bonne heure à l’écart , que pour celuiqu’on fait allaiter par la mère , souvent mêmecelle-ci ne veut plus donner son lait lorsqu’onlui ôte son nourrisson , qui, s’il est fort, faitperdre un ou plusieurs trayons , par les coupsviolens de tête qu’il donne ; ceux qui suiventtoute l’année leur mère , comme e’est l’usagechez quelques éleveurs Anglois , sont sevréspar elles-mêmes au bout de neuf ou dix mois,lorsque l’herbe diminue ; cette méthode n’esttonne que pour l’éducation des bêtes de race ,très-distinguée , pour lesquelles on ne craintpas de sacrifier la rente de la mère de six ouhuit mois.

Partout où on pourra conduire l’eau d’unefontaine dans la laiterie , on le fera , non-seulement en raison de la fraîcheur que pro-cure ce courant d’eau , qui favorise la conser-vation du lait et la formation de la crème ,surtout pendant l’été, mais encore pour pouvoirlaver et nettoyer fréquemment les carreaux oule pavé du laitier; on ne sauroit croire combien