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rencontre souvent qui sont ailele’es seules à unlimon , ou appareillées à une autre , ou à unbœuf, ou à un cheval , ressource que permetl’usage des colliers pour les bêles à cornes. Dansla Bresse , le Lvonnois , le Forez , les vachesy sont attele'es communément, mais n’ont qu’unjoug de tète , j’ai remarqué qu’elles avoient ladémarche plus légère que les bœufs , et j’ai vuqu’à taille égale elles liroient des charges aussipesantes que ceux-là. Dans la Turgovie , lesvaches et les bœufs sont attelés indifféremmentà côté d’un cheval, et ont l’alure aussi leste quecelui ci; elles doivent cela à la liberté que leurlaisse la manière d’être attelée avec des colliers.
D’ap rés cela, je propose que toutes les vachessoient accoutumées de bonne heure à êtreattelées, qu’on ne les fasse travailler que modé-rément , point du tout lorsqu’elles sont près devêler , ni le mois qui suit le part ; qu’ellessoient nourries , pansées , étrillées , soignéesavec la même attention que le sont les bœufsdans les écuries bien gouvernées. On auraainsi autant de rente de chacune d’elles , lelabourage sera toujours fait en bon temps, sansêtre obligé d’entretenir des animaux qui nedonnent aucun produit , les bœufs que vousaurezélevés seront destinés àl’engrais et vendus