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<?u par choix , cultiveront plus de champsqu’ils ne le devroient pour leur prolit ;ceux-là échangeront leur blé contre nosfromages , notre beurre , nos cochons , nosvaches , nos bœufs ou moutons gras ; contrenos élèves de toute espèce de bestiaux; ils sonthors d’ëtat d’en faire , et il leur en faut pourleurs travaux champêtres ; ils achèteront noscuirs^ nos laines , nos suifs, etc. ; n’ayez doncjamais la crainte que les blés n’abondent ,n’affluent pas partout où les autres denre'esde première nécessite' abonderont , surtoutétant entourés , comme nous le sommes , depays où on ne cultive cpie du grain.
Il ne faut pas croire d’ailleurs que celui quia une ferme toute en prairie ou herbages, n’aitréellement aucune occasion de cultiver et re-cueillir du blé ; il est bon de rappeler auxcultivateurs que les prés à demeure ne sontpoint perpétuels , ils sont sujets à des accidensqui obligent de les renouveller ; cette obliga-tion est bien plus fréquente , pour les prairiesartificielles que pour les prés appelés par oppo-sition naturels ; les plantes qui forment lespremières ont une durée limitée , durée quidépend encore de la nature du terrain t> desaccidens de l’atmosphère , des soins qui ont
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