i S M E S P IL U S, Néfliers
CULTURE .
Toutes les especes de Neffliers peuvent s’élever de graines;Celles qui croissent naturellement dans les forêts, fournissentdu plant qu’on arrache pour mettre en pépinière. Mais quandon veut faire des semis de Neffliers, il est bon d’être prévenuque les semences ne levent souvent que dans la seconde an-née. Quelques-uns , par cette raison , mettent en automne íesfruits dans un pot ou dans une caisse avec de la terre , & lesconservent dans un lieu frais, ou même à l’air; ou bien ils en-terrent les pots à deux ou trois pieds de profondeur ; ils les jlaissent passer une année entiere, & ils ne les en tirent qu’auprintemps de Tannée suivante pour les semer en planche : alorsles semences ne tardent pas à lever.
Nous avons éprouvé qu’en mettant dès la fin de Septembre,les fruits auíli-tôt qu ils font mûrs, lits par lits avec de la terreun peu humide, & les semant au printemps suivant dans desterrines fur couche, les semences levent dès la premiere an-née ; c’est une pratique avantageuse pour les especes rares.
On peut aussi multiplier les Neffliers par des marcottes,'& en greffant les especes rares fur celles qui font communes»
Toutes les especes de Neffliers Raccommodent assez bien.de toutes sortes de terreins, excepté des terreins trop secs oùelles ne font que languir.
C’est une fort bonne pratique que de répandre beaucoup defruits d’Aube-pins, d’Azeroliers & de Buissons-ardens dans lessemis des bois ; car ces arbrisseaux , qui ne font aucun tort auChêne ni au Châtaignier, couvrent la terre, font périr Therbe,& le grand bois y croît mieux. Nous en avons aussi semé dansdes remises que nous plantions : les jeunes Neffliers n’ont parusensiblement que dans la troisième ou quatrième année ; maisils ont beaucoup contribué à garnir les remises : cette atten-tion, qui n occasionne aucuns frais, ne doit point être négligée®
USAGES »
Les Neffliers, n°. t, 2, 3,4,5, donnent des fruits quorì