O L E A , Olivier. 71
forte quhl a la figure d’un entonnoir extrêmement plat.
A force de faire tourner la meule verticale, les Olives ÔCles noyaux étant écrasés, forment une pâte dont on tire l’huilecomme nous allons f expliquer.
La Figure 4 est le plan d’une niche de fix pieds de lar-geur fur quatre de profondeur, adossée au mur du moulin.Le bas de cette niche, qui est en pierre de taille très-dure,forme une cuvette qui a une petite pente de A en B, afin quel’huile coule dans les seaux C C par les tuyaux D D, lorsquel’on fait agir les vis de la preste.
A cinq pieds au dessus du bord de la cuvette , est scelléedans les pieds droits une forte poutre F F, percée de deux écrouspour recevoir les vis EE, & fortifiée par des liens de fer FF:cette poutre est encore assujettie dans son milieu par le mon-tant G, & aux deux bouts par les montants FìH , qui fontplacés fur les parois intérieures des pieds droits de la niche,le long defquels glisse le plateau //, quand on fait agir lesvis pour presser la pâte, qui est renfermée dans des fcour-
tins K K.
Lorsque, par le moyen des meules A C (Fig. 1, 2, z ) ,on a écrasé les Olives, & qu’elles font réduites en pâte, onremplit de cette pâte les fcourtins, qui font des especes desacs ou bourses faites de joncs qu’on nomme Anse. Ces fcour-tins font ronds ; ils ont deux pieds de diamètre , & font formésde deux plateaux cousus f u n à l’autre par les bords , en forteque les deux ensemble font comme deux panneaux de souffletsd’Orfevre. Le plateau supérieur est ouvert d’un trou rond quia neuf pouces de diamètre : ces fcourtins font tissus avec unfil de jonc de la grosseur d’un fil de carrer, ou de six à septlignes de circonférence.
On met dans la cuvette, aux places convenables, une dou-zaine de ces fcourtins, remplis de pâte d’Olive ; on les poseles uns fur les autres, comme on volt à la Figure 5 : alors,en pressant un peu avec les vis E E , on en fait sortir la pre-mière huile ; c’est celle que l’on nomme huìle-vierge ; elle estbeaucoup plus fine que celle qu’on extrait ensuite, & elle seconserve plus long-temps.
Quand on a exprimé l’huile-yierge, on continue de presses