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fourneau mefaoit immanquablement le feu à *la résine, & l'oncourrait grand risque de tout perdre : c’est encore dans cetteVue de prévenir le feu, que l’on pratique à la bouche du four-fì eau, par laquelle on met le feu, un canal voûté, ou une ef-pece de gallerie de quatre à cinq pieds de longueur, termi-par un mur de terre épais, qui s’éleve de cinq à six pieds.;î^oyennant ces précautions , on empêche que les vapeurs brû-^ntes & la fumée du bois ne fe mêlent avec la fumée de lac Wdiere.
,, Quand tout est ainsi disposé, on ouvre le trou du fond de, au ge où l’on a déposé le suc résineux ; on le fait couler dansqes seaux qui fervent à le transporter dans la chaudière. Lorf-la chaudière est presque remplie, on entretient un feu mo-^ rc dans le fourneau avec du bois bien sec; on fait bouillire suc résineux environ pendant cinq à six heures, & l’on aoin de le remuer continuellement avec une grande spatule, e bois, afin d’empêcher les ordures qui tombent au fond de^ chaudière de fe brûler : on prétend que si l’on négligeoitCet te précaution, la matière s’enflammeroit, & il ferait alorsts es-difficiie de l’éteindre.
Pour pouvoir connoître si la substance résineuse est suffisam-^ent cuite, on en retire un peu de la chaudière avec unenotule, ôc on la verse sur un copeau de bois : si, lorsqu’ellej refroidie, elle se réduit en poussière en la pressant entredoigts , alors elle est suffisamment cuite, & il faut la retirerQe la chaudière, & la filtrer dans une auge semblable à cellessip avoit servi à la déposer au sortir des fosses , ôc posée pa-f cillernent fur des tréteaux. On filtre cette résine ainsi cuite,de la purifier de toutes les immondices dont elle fe trouveEncore chargée, malgré toutes les précautions qu’on a pu
prendre.
Pour faire ce filtre, on place fur les bords de sauge des^rreaux de bois qui forment un grillage, fur lequel on étendbien proprement de la paille longue à l’épaisseur de quatre àCin q pouces.
, On verse fur cette paille le suc résineux qu’on tire de la^haudiere avec les cuillères qui fervent à remplir des seaux,^ette résine, qui est chaude ôt coulante, traverse peu à peuTome U. T