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Journal du voyage de M. le Marquis de Courtanvaux / mis en ordre par M. Pingré
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42 Voyage

posé, on eût eu la distance du Vaisseau voguant auVaisseau fixe , soit par la hauteur apparente de labombe, soit par {'intervalle de temps qui se seroitécoulé entre la vue du feu & le bruit de la bombe ;connoiísant donc la position de ce Vaisseau fixe, ladistance où l’on est de lui, & la situation respectiveque l’on occupe par rapport à lui, & comparant d’aii-leurs l’heure du Vaisseau voguant à celle du Vaisseaufixe, qu’on sait être bien précisément celle de minuit,il auroit été impossible d’ignorer laLongitude à laquelleon étoit parvenu. On doit être persuadé que je n’au-rois fait aucune mention de cette méthode, fi le nomde ses Auteurs ne lui avoit pas procuré dans le tempsune espèce de célébrité.

Méthode La Mécanique, science si utile (bailleurs à la Na-^'fon 00 * 1 ’ vigation , peut lui fournir de précieuses découvertes,insuffisance. re latives à celle des Longitudes fur mer. Une machinequi seroit connoître avec précision la quantité duchemin que l’on a parcouru dans un temps donné,contribueroit efficacement à entretenir la véritable lon-gitude du Navire : les Marins se servent à cet effet de

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ce qu’ils appellent le Loch ; c’est une espèce de triangleou de secteur de cercle en bois, garni par le bas d’unelame de plomb , afin que gardant toujours dans l’eairune situation verticale, il puisse résister plus facilementaux mouvenìèns que beau tcnteroit de lui imprimer : àla partie supérieure du Loch est attaché une cordelongue à discrétion, on la nomme ligne du Loch; la