de M. de Court A n vaux. 235
Staveren en Frise : à 4 heures -, nous avions un peudépassé Enchuyscn, & nous voyions devant nous l’iílede Urch : nous allions cependant toujours au plus prèsdu vent, qui étoit un peu descendu vers l’ouest-fud-ouest, & nous faisions route, valant le fud-quart-fud-ouest. Quand nous fumes dans le Zuyderzée, il étoitnécessaire que nous fussions encore plus à l’ouest, cequi n'étoit pas possible : nous fumes obligés de lou-voyer , en serrant le vent autant que la construction duNavire le pcrmestoit, l'amure alternativement à bâbord& à stribord. Comme le vent étoit très-fort, la Frégateétoit extrêmement à la bande : M. Leroy , à l’aide d’uninstrument qu’il avoit fait construire à cet effet, trouvaqu’eile inclinoit quelquefois de 25 degrés, aussi lescanons étoient dans la mer, l'eau passoit jusque pardessus le vibord, & la culasse même des canons étoitquelquefois plongée : ce fut à 7 heures du soir , qu'oncommença à courir des bordées : nous étions alorsabsolument fous le vent du Pampus; de la partie fud-ouest du Zuyderzée, il fe détache un golfe de dixà onze lieues de profondeur, qui sépare la Nort-hollande de la Sud-bollande ; l'entrée de ce golfe estce qu'on nomme le Pampus, le fond fe nomme l’Ye,apparemment en conséquence de quelque rapportque l’on a trouvé entre ía forme de ce golfe & laJettre Y.
Le 1 1 , à y heures du matin , nous étions dans le ArrivéePampus, ayant à notre gauche la ville de Naerden , Amsterdam.
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