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PRÉFACE DE l’EDITEUK.
les mêmes sources; 6c quant aux Orientaux, on souhaiteroit particulièrementqu’il les eût fait connoître davantage, au lieu de les désigner par le nom seul, oumême de dire simplement: on lit dans un Livre Persan , dans un Livre Indien. 6cc.Í1 a cru peut-être ces ouvrages tout h fait inconnus 6c inaccessibles aux Européens,6c en conséquence il aura jugé superflu d’en indiquer les Auteurs 6c les titres : maisen cela il se scroit trompé, comme on en peut juger par le Catalogue de la Biblio-thèque du Roi de France, par les Liftes mentionnées ci-dessus p- IX 6c pard’autres notices, par des traductions même, que nous possédons. On trouveradejà quelques conjectures fur ces sources orientales, dans les notes A. 6c on verraencore mieux dans le 2 e . vol e . dans la Lettre de M. Anquetil , fur les Antiquités deP Inde , combien il eût été utile’que le P. Tieffenthaler eût indiqué, décrit même,exactement les Manuscrits Persans 6c Indous qu’il a eu entre les mains; peut-êtreferai -je en état, avec le secours du célèbre Académicien de Paris, de jeter denouveau quelque jour fur cet objet dans le volume.
En attendant, c’eítun préjugé très favorable pour l’ouvrage du Missionnaire,qu’il ait fait usage du livre fameux connu sous le titre d Ayin Akbari 6c qui faitpartie d’un ouvrage plus considérable intitulé Akbar Namah , rédigé par Abulfa^el, Ministre du grand Empereur Akbar. II est fait mention de cet ouvragedans la Législation orientale , de M. Anquetil: Amjl. 1778, à la p. iy 1, Y AyinAkbari ou la Méthode d’ Akbar , en particulier, contient une description dechacune des provinces qui étoient soumises à cet Empereur: traitant en détail desproductions de ces pays, des revenus que le Souverain en tiroit, du nombre 6cdes occupations des habitans, des principales villes 6cc. Le P. Tieffenthaler paroitcependant s’être écarté quelquefois de cet ouvrage poursuivre d’autres autho-ritésr M. François Gladwin a publié à Londres en 1777 la traduction d’une partiede Y Ayin Akbari, de celle qui contient la description du Bengale 6c à’Orffa.Parl’oubli d’un Correspondant, je ne possède pas encore cette traduction ; mais unjournaliste à Gœttingue, qui a été à portée de la comparer avec la Géographie duP. Tieffenthaler , observe dans une feuille littéraire où il rend compte avec beau-coup d’éloges du travail de ce Missionnaire, d’après ma traduction allemande, qu’ila remarqué des différences assez considérables entre les deux ouvrages, malgréqu’il soit assez évident que le Missionnaire a tiré de Y Ayin Akbari la Descriptiongéographique de l’Empire Mogol, pour le te m s où il étoit le plus florissant, aucommencement du 17 e . siècle: que cet Auteur par ex: a omis dans la descriptiondu Bengale tout le Serkar de Bhucla , 6c dans celle à’Oriffa , ceux de Llullung-JDJiundpaat 6c de Rajamahinda; qu’il a joint, au contraire, àlapremiere, celle du
pays