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Tome III. La carte générale de l' Inde.
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Cest le résultat de cinq ou six grands voyages qu'il [ce Pere] a faitsdans l’Indoustan à la fuite dc Parmée Françoise a), dont il me fournit d’atri-ples mémoires. Les embarras dsim Camp & la petitesse des instrumens dontil fe fer volt de temps en temps ifont pu donner a ses observations toute laprécision de celles du P. B o u d x e r: mais après tout on peut y compterjusqu à un certain point; & il est difficile d’avoir rien de meilleur jusqu’à. ceque quelque Géographe muni de grands instrumens vienne faire à tête repo-sée de plus exactes recherches.

LcP.deMontjustin m’a fait faire deux remarques fur fa Carte: la ie.que de Besoara pàrt une Chaîne de montagnes qui va jusqu à Ganjan. LcGatiga la traverse, & en sortant il trouve une montagne isolée qui Pobligeà fe partager en deux. Ses deux branches se réunissent avant d’arriver à Râ-jimendry , & on ne î’appelle plus alors que Godavarì. La seconde est souslc nom de Gang a qui se trouve donné fur les Cartes à plusieurs rivières. Levrai Gdnga est celui qui prend fa source â 15 lieues ou environ d ’Auranga-bad & qui reçoit ensuite le IVdangera. Les autres Ganga, qui font beaucoupau Nord, au nombre de trois ou quatre, se nomment communément Pan-ganga.

Le célébrité du vrai Gange a donné apparemment occasion de don-,ner son nom à d'autres rivières peu considérables, comme celui de Lançaou Ceïlan a été attribue a plusieurs petites Isles, comme je le dirai peut-êtredans la fuite.

Le me me Pere, dans une lettre qu il nsecrivit de Hederabad ou Ai-der abad-, le 30 Juillet 1755, me difoit: „J’ai vu la Carte de M. D. elle

„est pleine de transpositions &c. la pluspart des noms font de íà façon & sij,bien francisés qu’on ne peut ni ìes vérifier ni les reconnaître. îl y a une rivière

„à qui

*> On s e souviendra que ce Missionnaire accompagnent M, bïBs s s y* Voy. le Mém.

pour l e Marquis l-e BuSS Y. Paris 1767. 40.