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Au reste Ia connoissancc exacte des sensaüons produites parles atitennes et les palpes, n’est pas necessaire pour notrabut actuel; il suffit de savoir et l’on n’en peut douter, quece soat des Organes sensitifs, pour pouvoir etablir sur eux,a cause de leur constance, des caracteres solides et prepon-derans. Je n'ai pas dessein par-lä de detourner les amateursd’experiences d’en faire ä leur sujet. Je souhaite au con-traire que l’on observe beaucoup plus ce qui a rapport ä IaPhysiologie que l’on ne fält en general de nos jours et qu’ils’eleve de nouveaux Reaumurs et Degeers , des scrutateursde 1 a nature ein nies de ces grands hommes.
On lit, relativement aux antennes, un fait assez curieuxdans l’oavrage d’un aveugle plus clairvoyant que bien desgens qui ont des yeux. Mr. Hub er de Geneve, dans sesrecherches sur 1 es abeilles. Une reine, ou mere abeille,ayant eteprivee d’une äntenne, n’en parut d’abord qu’assezpeu incoramodee ; mais Iorsqu’on lui eut enleve la seconde,eile devint entierement hors d’elle meine, courant ca et läavec vivacite sans pouvoir trouver son chemin, heurtantcontre tont ce qui se presentoit, montrant ensin tant detrouble et d’anxiete que les ouvrieres accoururent ä sonsecours, et i’entourerent avec une apparence d’inquietudesur son etat. Mr. Latreille a observe de son cote quedes fourmis privees de leurs antennes toniboient aussitötdans un etat de solie. (histoire naturelle des fourmis p. 41 .)