PRÉFACE.
L H ISTOIRE, NATURELLE DE PLINE est l’Ency-clopédie des Anciens. On peut la considérer comme le dé-pôt de toutes les connoissances physiques, astronomiques,géographiques, Scc. de l’Antiquité ; comme le tableau detoute rindustrie humaine ou des arts, depuis les tems lesplus reculés jusqu’aupremier siecle de notre Ere (i). C’estJ ouvrage au moins le plus vaste, le plus intéressant Sc le pluscurieux qu aient jamais produit les Romains; les Grecsn’ont rien à lui comparer. Aristote même qui, comme ditMontagne, a tout remués ainsi que Pline, est encore fortéloigné de son abondance & de fa richesle. 11 peuc avoirdeux ou trois fois plus de mots ; il a quatre ou cinq fois moinsde choses ( 2 ). Quelle partie de la Nature Sc des connois-sances humaines, quel usage des productions naturelles, Scquelle invention des arts connus de son tems, ont échappéaux recherches de Pline ? Quelle foule d’Ecrivains cités,appellés en témoignage des faits & des observations qu’ilrapporte ! En un mot, quelle idéelui-même il nous donne
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(i) Pline mourut l’an 77 de Jésus- Rhétorique, fa Poétique, 8 cc. mérite-Christ. ront toujours d erre lues, pour y pui-
(z) Quoique la mauvaise philoso- fer ce que le ^énie, le bòn sens, l’é-phie d’ Aristo te soit proscrite depuis rude & l’experience lui dictèrent delong-tems, elle est remplie d’excellen- vrai, de positif & d’in variable. Maistes choses qui lui donneront toujours tous ses écrits ne font preique que lesundes premiers rangs parmi les Pré- conceptions d’un même homme, &cepteurs du genre humain. Son His- l’ouvrage de Pline est une Bibliothé-caire des Animaux, ses Morales, fa queentiere.
Tome I,
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