víij PREFACE.
On s’abstient d’entrer dans un plus grand détail fur lesdétracteurs de Pline, que M. le Comte Rezzonico a ré-futés amplement dans le septième livre de ses Recherches,Disquijitiones Plinianœ.
L/érudition de Pline est immense ; mais de son étenduemême, on peut insérer que toutes les parties de son His-toire n'étoient pas également complettes , même pour letems où il a écrit. On trouvera que dans l’Astronomie,dans la Physique générale, dans la Géographie , &c. il n’apas dit tout ce qu’il auroit pu dire, & qu’il est resté quel-quefois au dessous des connoissances acquises avant lui ;mais on voit la prédilection qu’il avoit pour certaines ma-tières , telles que l’Histoire des animaux, des végétaux, desfossiles, & toute la matière médicale. Quand on a lu lescinq livres de Pline fur les remedes tirés des plantes, on esttenté de croire que le régné végétal contient seul la Méde-cine universelle. Nous supposerons, si l’on veut, que laplupart de ces remedes ne sauroient être aujourd’hui d’au-cun usage, ou, quand on pourroit s’en servir, qu’ils fontau moins inutiles, parçequ’on ales équivalents, Mais qu’onnous permette une réflexion.
Parmi beaucoup de remedes évidemment faux, illusoi-res , dangereux même , équivoques, peu furs, &c. il en est,d’innocents, de très simples, qui pouvoient être éprouvés.depuis long-tems. Que nous couteroic-il de revenir fur lespas de Pline , & de vérifier ceiix de ses remedes qu’il pré-sente avec quelque assurance? Ce font des graines, des ra-cines , des feuilles, des baies, des fruits, des écorces, des
sucs