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Tome premier.
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IX
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IX

PREFACE.

sucs & des gommes ; c’est la pharmacie la moins compli-quée, &r à la portée de tout le monde. Que risqueroit-on.d’essayer des préparations si faciles? Combien pourroit-ost.enrichir encore la matière médicale , fans être obligé de re-courir à toutes ces compositions chymiques, restes de laCuijíne Arabesque , ainst que les appelloit Guy Patin (1)!Comment le tissu délicat de nos fibres ôc de nos viscèrespeut-il résister à toutes ces préparations métalliques ou mi-nérales , à ces sels actifs, déchirants, aux sucs ardents &corrosifs de certaines plantes brûlées, sublimées, exalteespar le soleil d’entre les tropiques òu de la zone torride ? Lamédecine aisée des plantes indigènes, à laquelle Pline nousrappelle fans cesse, paroît avoir été trop négligée pour lescompositions des boutiques. Les remedes de beaucoup demaux font peut-être bien près de nous.

Une recherche encore à faire dans la lecture de Pline,& qui ne feroit pas inutile, ce seroit de former un tableaude toutes les maladies dont il parle. Cette Nosologie, con-férée avec celle des Médecins Grecs, pourroit quelquefoiséclairer la nôtre.

Ii s eleva , dans le feizieme siecle, une dispute entre desSavants d’Italie, pour savoir si Pline avoir copié Diofco-ride , ou si Dioscoride avoir copié Pline. Cette questiontenoit à celle de l’antériorité del’un ou de l’autre de ces deuxNaturalistes ; & nous les croyons à peu-près du même

U) Ce Médecin, Galénique outré, ne raiíbnnoit pas toujours mal, fur-tout quand il pouvoit perdre de vue í’Antimoine.

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