xij PREFACE;
l’ouvrage de Pline, par sa nature, est un de ceux qui dé-voient être le plus soigneusement conservés. Auííì s’est-iltrouvé par-tout, & principalement en Italie, des manuscritsde Pline en assez grand nombre ; s'il y en a peu de fortanciens, c est que le tems les ayant détruits, ils ont été rem-placés par ceux qui subsistent.
La premiere édition de Pline (l) est due, selon le PereHardouin, à un Evêque de Corse (i), qui l’adressa au PapePaul II ; &: il est à remarquer que le Grammairien NicolasPerotti, Archevêque de Manfredonia , regardoit commeune grande découverte d’y avoir trouvé vingt-deux fautes.Hermolaus Barbarus , Patriarche d’Aquilée, depuis Cardi-nal , qui redonna Pline dix ou douze ans après, prétendit,dans fa Lettre au Pape Alexandre VI, y avoir fait cinqmille corrections importantes, dont on a trouvé beaucoupà rabattre, fans qu’on lui en ait moins d’obligation (3).Depuis Hermolaus, combien de Savants de toute langue òcde tout pays, tels que Pinciano, Béroalde, Sabellicus, Vo-laterran , Turnebe, Gruter, Dalechamp, Saumaise, Gro-nove, Lee. ont à senvi travaillé sur Pline, soit pour en épu-rer le texte, soit pour en applanir les difficultés! Ce trésord érudition défriché par TEvêque Corse , est devenu lamatière de corrections, de conjectures, d "interprétations x
(1) Apparemment celle de Venise (j) On peur voir en quel état étoit
de 1470. Pline, par l’idée qu’en donne Varil-
(2) Jean André Buxio, Evëqne d’ A- las dans ses Anecdotes de Florence , 11 -
leria. Fabricius en cite deux plus an- vre 4, lorfqu’Hermolaiis Barbarus en-ciennes, l’une faite à Vérone en 1468, treprit de le publier ; c’étoit nettoyer& l’autre à Venise en 1469. les écuries d’Augias,