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Tome premier.
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XI
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PREFACE* 4

tiplicité des matières y a fait rassembler , que par la variétédes acceptions, des tours ou des inflexions qui forment lestyle de Pline, 6c comme l’empreinte de l'Ecrivain. Carchacun est l’artisan de son langage, & voilà pourquoi, par-mi tant d’Auteurs Latins qui parlent tous la même langue,on n’en trouvera pas deux qui aient le même style. Plineest donc par lui-même un excellent fonds, un des plus pré-cieux dépôts de la langue Latine. Sans Pline, écrivoit Her~molaiis Barbarus à Pic de la Mirandole, il n y avoit plusd'espérance de rétablir la Latinité.Le même ajoute, que « dès--> lors quiconque n avoit pas lu Pline, pafloit pour un igno-» rant ; qu’il y avoit encore plus d’impéritie à n’en point" faire assez de cas, après l’avoir lu ; 6c que le comble de l’i—» gnorance étoit de ne point le goûter ». On ne fera point

surpris de l’idée que le savant Vénitien donne ici de Pline,quand on saura qu’au commencement du seizieme fîecle ily avoit dans plusieurs villes célébrés des Professeurs entrete-nus des deniers publics, pour expliquer ou pour lire l’HistoireNaturelle de Pline, comme on expliquoit ailleurs le Decret.Le Professeur de Pline à Bresse ou Brefcia , en Italie, étoitJean Taberius , vers l’an i yo8 ; & à Salamanque , en Espa-gne , c’étoit Ferdinand Nunes de Gufman, surnommé Pin-ciano, du nom de cette ville (i).

Quand il seroit échappé beaucoup moins d écrits des An-ciens à la barbarie des destructeurs de l’Empire Romain, 6cau zele non moins barbare.de quelques Papes apédeutes,

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(*) A PpeUée autrefois Pincia.