HISTOIRE NATURELLE, L I v. II. 2.9
pense le vulgaire , attribués à chacun de nous ; savoir , les plusradieux aux riches, les moindres aux pauvres, & ceux qui s’obs-curci Isen t aux morts: en un mot, leur nombre n’a point été ré-glé fur celui des mortels, & leur lumière n’a aucun rapport avec ladestinée 5 c la condition de chaque homme. II ne faut pas croirequ’il y ait une telle liaison entre le ciel Sc nous, que la clartédes étoiles doive s’éteindre lorsque nous mourons : leur chuteprétendue est uniquement l’effet d’une surabondance de l’humeur& de l’aliment ignée dont elles se dégorgent ( 1 ) pour s’en être tropimbues, comme notrs remarquons que pareille choie arrive auíîìfur terre aux lampes trop pleines d’huiie. A u reste ces astres fontd’une nature éternelle, ainsi qu’il convient d’être à ce qui formela partie solide du tissu du monde, Sc à çe qui en est réciproque-ment formé par une sorte de concrétion. Ajoutons que leur puis-sance influe considérablement furia terre, puisque, malgré leurextrême subtilité apparente, nous sommes parvenus à les con-noître & à les distinguer entr’elles relativement à leurs esters, kleur clarté, à leur grandeur; ce que nous démontrerons en so»lieu.
Nous différons auíîì à un autre tems de parler des cercles céles-tes : nous en traiterons plus à propos quand nous ferons men-tion de la terre , vu le rapport qui est entr’elle SC le système cons-tellé. Four le présent, nous nous hâtons de parler des inventionsastronomiques. Le premier qui découvrit î’obliquité du zodiaque,,c’est-à-dire, qui fit le premier pas dans la science du lever (z) de&
points prescrits ; ce qu’il ne put fairefans projetter cette ligne dans unplan oblique. Ainsi cette inventionintéreíïante ne fut (sabord quune,sorte de.subtilité mathématique , ou,,pour mieux dire, qu’un pur.mécha-nisme, Mais bientôt il en résulta ladécouverte importante du lever & ducoucher des, signes. Elle fut due aCléastrate,, qui profita du plan tracé
par Anaximandre pour prévoir avecprécision &. certitude la marche & lesvariétés périodiques des saisons ; va-riétés dont les divers aspects de ces si-gnes font la réglé infaillible. Pline adonc raison de dire que la découverte/d’Anaximandre ouvrit la porte, á. la.-,science du lever & du coucher des as-rres. C’estce qui ma fondé à rétablir,la leçon ,Jíderum ortâs fores ageruij[e„.