34 NATURALIS HISTORIEE LIB. II.
terque ea solis & iunx , contrarium mundo agere cursum ,id eis, laevum, illo semperin dexteram prascipiti ; & quam-vis ailidua conversione immensae celeritatis attollantur abeo , rapianturque in occasum, adverso tamen ire motu persuos quaeque paiTus : ita fieri, ne convolutus aër , eamdetn
quiert en force ce qu’elle a perdu enéloignement. Toutes les contrées deSaturne situées fous cette bande vi-trée , font donc fous une véritablezone torride : c’est la ligne de ce mondelà. Telle est mon opinion, à ne con-sidérer cet anneau que comme unesimple bande j car je pense , au reste ,que cette prétendue bande est une vé-ritable bulle ou globe concave , con-tinu & transparent, qui sert en toutjsens d’enveloppe & de coque à Satur-ne. Ce qui nous fait voir cette vastebulle fous la forme d’un cercle, c’estl’effet des rayons interceptés par lesparties les plus grossières du corps dia-phane , Sc renvoyés en arc vers unecourbe commune. Car cette bulle dia-phane qui enveloppe Saturne, en qua-lité de corps transparent, ne sauroitnous être sensible que de cette seulemaniéré, c’est-à-dire, que par le peucle réfraction dont elle est susceptible,Sc qu’en allant former deux jets cîe lu-mière , qui forment comme deux an-ses aux extrémités de cete bulle. Eneffet, si vous élevez entre vous & lesoleil une bulle, ou un cylindre deverre creux, vous verrez toute la maíTedes rayons que ce corps diaphane estsusceptible de réfléchir, se réunir versdeux points opposés , & former com-me deux anses de lumière aux extré-mités, tandis que tout le reste de labulle difparoîtra, pour ainsi dire, Scne réfléchira aucun rayon ; or ce font
précisément deux anses semblables quel’on remarque autour de Saturne,
■ (9) Ad brev'iffima principia. Cettemaniéré de parler est très remarqua-ble. Elle fembleroit prouver que lesAnciens admettoient une partitionprefqu’infinie jusque dans les dernierstermes des choses ; puifqu’ils admet-toient des principes plus courts qued’auttes principes, & qu’ils subdivi-saient , pour ainsi dire , les élémentsdu point.
(10) Pline place la droite du mondeau Couchant, à l’exemple de Varron,qui avoir dit : » Suppofez-vous dans
le ciel, & tournez le visage au Mi-35 di, vous aurez l’Orient à gauche,» Sc l’Occident à droite -3. C’étoit,comme je le présume, un style parti-culier , une prétention propre aux Oc-cidentaux. Au contraire Pythagore ,Platon Sc Aristote, placent la droitedu monde à l’Orient, & la gauche àl’Occident, comme le reconnoît Plu-tarque. De la maniéré dont on inter-prete un vers de Lucain, on prête à cePoète un système mitoyen , & on luifait placer la droite du monde au Sep-tentrion , Sc la gauche au Midi. Aureste , la dignité de Rome, qui, à ti-tre de Capitale du monde , devoirprétendre aux honneurs de la droite ,trouvoit presqu’également son compteau système de Varron Sc à celui qu’onattribue à Lucain. Empedocles étoitd’un quatrième avis ; il piaçoit 1$