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Tome premier.
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histoire naturelle, LIV. II. 6 J

je pense qu’il n’y a pas moins de mérite à rendre une raison plau-sible de toutes choses , qu’à rendre une raison bien solide dedeux ou trois choses seulement.

Des Eclipses.

I l e S T certain ( i ) que les éclipses se retrouvent dans les mê-mes nœuds en deux cents vingt-trois mois (2) ; que les éclipsesde soleil n’ont jamais lieu que lorsque la lune finit ou commenceson cours; époque que l’on nomme conjonction ; que les eclipseslunaires n’arrivent que lorsque la lune est pleine, & qu elles nefont visibles que quand la lune est en-deçi du dernier terme del'horison ( z ) ; enfin que tous les ans Pun & Pautre astre entrent danssombre, de maniéré que l’éclipse, à certains jours marqués, sesait quelquefois fous terre , & quelquefois au-dessus de notre hé-misphère , sans pourtant que dans ce dernier cas nous la puissionsvoir , en étant empêchés, tantôt par les nuages , tantôt par leglobe même de la terre, qui resserre à notre égard la convexitédu ciel. Pendant le cours de deux cents ans (4), grâce au savantOuvrage d’Hipparque, on a vérifié qu’entre deux éclipses de luneîlse palse quelquefois cinq mois; èí sept mois entre deux éclipsesde soleil : ôí que ce même astre ( 5 ), en trente jours, se cache à nous

élevée fur l’horison ; & que l’interpo-slûojti de la terre entre le soleil & lalune ne peut avoir lieu que quand lalune est à notre égard en oppositiondirecte avec le soleil. A l’égard de lasituation tantôt orientale & tantôt oc-cidentale des éclipses lunaires, Plineen reparle encore plus loin.

(4) Quelques Savans se sont trompesfur le sens de intra, ducentos annos. Ilsn ont pas réfléchi que ces années ex-priment le tems qui s’étoit écoulé de-puis Hipparque jusqu’à Pline ; & ilsle font figuré très faussement quellesexprimoient le tems au bout duquel

Tom. L

la lune recommence à s’obscurcir aprèscinq mois. Or il est de fait que cetteforte d’éclipse se renouvelle tous lesdix ans. On en cite pour exemples leséclipses lunaires du 14 Juin & du 9Novembre 1648 ; celles du 10 No-vembre Sc du 15 Avril 1 66 c) , & c. Sec.Sec.

(5) Les uns entendent cecidu soleilSc les autres de la lune , car les uns li-sent eamdem, Sc les autres eumdem.J aisuivi cette derniere leçon d après lesmanuscrits royaux. Il est presque évi-dent que Pline veut parler du soleil,puisqu’il dit que l’astre en question se