Band 
Tome premier.
Seite
68
JPEG-Download
 

68 NATURALIS HISTORIA LIB. II.

De Luna motu .

Lunam semper 5 averíîs à sole cornibus, íî crescat, or-Caput tus spectare : ii minuatur, occasushaud dubium est : Iu-I 4 f cere dodrantes semuncias horarum^ab secunda, adjicientemusque ad plenum orbem^detrahentemque in diminutionem :intra quatuordecim autem partes solis, semper occultamesse. Quo argumento amplior errantium stellarum quamlunL magnitudo colligitur, quando illas & à septenis inter-dum partibus emergant. Sed altitudo cogit minores videri,iicut affixas coelo solis fulgore interdiu non cerni , cumasque diu ac noctu luceant : idque manifestum fiat defecti-bus solis, & praealtis puteis.

ce même mot Imperator appliqué àl’iin, n’a pas le même sens qu appliquéà l’autre ; que chez Vespasien il ligni-fie le maître de l’Empire, & que chezTitus il lignifie le Général des troupes;ainsi qu’il avoir eu cette significationavant les Césars dans la personne deLucullus 8 c d'autres Généraux Ro-mains , en qui ne réíìdoit pas toute lamajesté de l’Empire. Mais c’est unefausse prétention, à l’égard de Titus,puisque depuis Auguste , tous ceuxqui eurent ce titre Imperator furentréellement Empereurs de ce momentmême, ou furent réputés tels. Ajoutezque Titus étoit réellement associé àl’Empire du vivant même de son père,ayant été salué Empereur en Judée parles troupes,&ayant depuis été associé àla puissance Tribunitienne par Vespa-fien. Or la plénitude , la majesté & lasouveraineté de l’Empire residoient

précisément dans l'alliance du nomd’Empereur & du pouvoir Tribuni-tien. Aulli Suétone observe-t-il queTitus fignoit les Edits & les Lettres-d’Etat, au lieu de son pere ; qu en unmot, il avoir la meilleure part à l’Em-pire depuis son retour de Judee : Ne-que ex eo dejlitit participem , atqueetiam tutorem imperii agere . Sueton.in Tito.

( i ) Ce calcul n’est pas absolumentexact. Austì Pline livre 18 le réforme-t—il kii-même. II y dit que la lune lepremier jour après s’être dégagée de faconjonction, éclaire la terre pendant51 minutes, plus le quart d une mi-nute ; & que chaque jour elle croîtdans cette même proportion , jusqu’àce quelle soit pleine : ce qui est assezconforme aux observations modernes.En outre , le lever de la lune, ouplutôt son passage au méridien, re-