HISTOIRE NATURELLE, L. IV. II. 7 J
même des nouvelles voies à ceux qui ont frayé les premieresroutes dans cette recherche. Ce que je ne dis point toutefois dansla vue de décourager personne, ni pour nier que chaque íìeclen’ajoute réellement à la somme des connoiífances acquises. Cesvariétés merveilleuses proviennent de plusieurs causes différentes ;premièrement de la nature des cercles parcourus par les planetes ,& qu’on nomme absides (i}) ( car ce fera une nécessité d’employerquelquefois des expressions grecques). Or les cercles que décri-vent les planetes, chacune en son particulier, different des cerclesdans lesquels le monde est circonscrit: car la terre, qui est placeeentre deux extrémités , qu’on nomme les pôles, occupe le cen-tre (14) du ciel auísi-bien que du zodiaque projetté obliquemententr’eux. Toutes assertions auxqueîles il ne peut y avoir d’erreur,parcequ’elles résultent de mesures mathématiques soumises au com-pas (15). Les absides des planetes ont donc chacune un centre dif-férent; ce qui donne lieu à la différence des orbites qu’elles par-courent , & aux mouvements très dissemblables qu’on remarquedans ces astres, étant nécessaire que les absides intérieures soientaussi les plus courtes.
Vourquoì les mêmes ajlres paroijjent tantôt plus élevés &
tantôt moins.
Ce principe ayant lieu , à partir du centre de la terre , le -point des absides le plus élevé est, pour Saturne, son passage dansle signe du Scorpion (1); pour Jupiter, la Vierge ; pour Mars , leLyon; {four le Soleil, les Cerneaux; pour Vénus, le Sagittaire;pour Mercure, le Capricorne; précisément au point où chacunede ces planetes partage en deux parties égales le signe où elle fetrouve (1). Au contraire, ces mêmes planetes, en approchant du
f 101 1 i Apfeil au íeptieme degré &demi de lEcreviíTe ou Cancer. Vénus'a son apogée dans la Balance, &Mercure dans le Capricorne.
( 1 ) C’est-à-dire, au quinzième de-gré de chaque signe, puisque chaquesigne du zodiaque occupe trente de-gres. Je viens d’étabiir dans la note
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