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Tome premier.
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78
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78 NATURALIS HISTORIEE L I B. II.

circuli intelligitur, subire eas aut descendere per profun-dum aëris, oculis existimantibus. Huic connexa latitudi-num Signiferi obliquitatisque causa est.

Per hunc stellae, quas diximus errantes, feruntur. Necaliud habitatur in terris , quam quod illi subjacet ; reliquaà polis squalent. Veneris tantum stella excedit eum binispartibus : quae causa intelligitur efficere ut quaedam ani-malia &c in desertis mundi nascantur. Luna quoque per to-tam latitudinem ejus vagatur, sed omnino non excedenseum. Ab his Mercurii stella laxiffimè , ut tamen è duode-

bonnes ou mauvaises est à son plushaut point de force dans X exaltation,& à son plus bas point de vertu dansfa dégradation appellée des Latinsdejeciio.

( 6 ) La courbure apparente du Cielproduit cette ascension & cette des-cente apparentes des Astres dans leurtraverse : c’est ce qui fait dire à Ovide:Metam . 1 . z ,v. 6 $.

Ardua ptima via est , & quâ vix ma ne recentesEnituntur equi. Media est altissima CccloUltima prona via est.

(7) Toutes les planetes , si vous enexceptez la Terre, ayant des orbitesplus ou moins inclinées au plan del’écliptique, chacune d’elles pendantfa révolution s’abaiffe d’une certainequantité au - dessous de cette lignepour remonter ensuite d’autant au-delsus. Cette forte d’écart croisé s’ap-pelle latitude des planetes. On nom-me latitude septentrionale celle queprend cette planète dans la partie duzodiaque annexée à l’hémisphere bo-réal ; & latitude méridionale cellequelle a dans la partie de ce mêmezodiaque qui dépend de l’hémisphere

austral. Pline dit donc que les diffé-rentes latitudes des planetes influentfur leur éloignement ou fur leur rap-prochement apparents.

(8) Sous le zodiaque.

(9) Les Anciens etoient dans Ter-reur de croire que' les Pôles du monden’étoient point habités, si ce n'est parun très petit nombre d’animaux. Opi-nion dont les découvertes modernesont démontré la fauffeté. Quoi qu ilen soit, c’étoit autrefois une opinionadmise, qu il n’y avoit d’habité & d’ha-bitable sur la Terre que les lieux oùTon jouiíïoit successivement de Tas-pect entier du zodiaque. C’est ainsique Virgile définit très poétiquementTun des Pôles : Une contrée gifa nteau - delà des AJlres & du cours annueldu Soleil:

Jacet extra sidera tellusExtra anni Sohfque vias.

(10) Si, selon Pline, Vénus ne s’é-carte du zodiaque que de deux de-gres, elle ne s’écarte conséquemment,selon lui, que de huit degrés de Té-cliptique , puisque celle-ci différé duzodiaque tant à droite qu a gauche de