histoire, naturelle, liv. II. 81
s’écarte de Técliptique de quatre degrés (17);; Jupiter de deux Scdemie (18); Saturne de deux (19) comme le Soleil (20). Telle est,la théorie des latitudes des planetes descendantes vers la partieAustrale, ou montantes vers la partie Boréale, Quelques -uns ontà tort confondu cette ascension procédante des latitudes éclipti-ques, avec cette troisième forte d’élévation dont nous avons parlé,qui regarde le mouvement apparent de bas en-haut que fait uneplanète en paîtant du plus bas point de 1’horifon terrestre pourmonter au faîte du ciel : ceux, dis-je, qui confondent cette élé-vation horifontale avec le système des latitudes planétaires, tom-bent dans une grossière erreur. Pour la leur démontrer, il faut leurmettre en avant un argument très subtil, & auquel est attachée la>solution de tous ces mystères. 1
' Premièrement c’est un principe reçu,que les planetes étant dans'leur coucher du soir ( 1 1 ), font alors les plus voisines de la terre, euégard à la fois à leur latitude & à leur élé vation ; qu’à leur lever ma-tinal (21) elles font à l’entrée de lune & de l’autre de ces dimen-sions (23); qu’eîíes font.stationnaires quand elles entrent dans lesnœuds ou milieux de leurs latitudes,nœuds appellés écliptiques ( 24).De plus on réputé pour constant que leur mouvement s’accélérétant qu’ellesfont voisines de notre globe, & qu’il retarde en pro-
Lesuns portent duabus 3 8c les autresduas , ce qui pourtant offre à-peu-prèsle même sens.
(20) Le soleil, même à consulter lesystème ancien, n’abandonne jamaisi’écliptique ; ainsi il ne peut avoir delatitude , comme Pline le suppose icigratuitement : on seroit même tente de-croire que Pline se contredit ici lui-même , puisqu nn peu plus haut il aétabli que le soleil cheminoit juste-ment au milieu du zodiaque , en-tre 'deux degrés , c’est-à-dire entrele premier degré à droite ,& le pre-mier degre a gauche 3 ce qui ne sup-
Tom. L
pose auciin écart. Ces deux mots,ut fol , n’auroient-ìls point été ajou-tés au texte par quelque ancien Co-piste ?
(21) Tems où elles entrent en con-jonction avec le soleil. -
(22) Tems où se dégageant du so-leil, elles le devancent & se levent unpeu avant lui,
(2 3) C’est-à-dire , tant de leur lati-tude écliptique , que de leur élévationou apogée.
(24) On appelle ces nœuds ou mie-lleux écliptiques , pareequ ils coupentl’écliptique : ligne nommée ainsi, par-
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