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Tome premier.
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94 NATURALIS HISTO^Il LIB. II,

do tingitque appropinquantes utralibet alieni meatus cir-culus ; frigidior in pallorem, ardentior in ruborem, vento-sus in horrorem ; sol atque commissure apsidum, extreme-que orbite atram in obscuritatem. Suus quidem cuiquecolor est, Saturno candidus, Jovi clarus , Marti igneus,Lucifero candens , Vefperi refulgens , Mercurio radians,Lunas blandus, Soli cum oritur ardens, postea radians :his cauíîs connexo visu & earum que coelo continentur.Namque modo multitudo conferta inest circa dimidipsorbes lunas, placida nocte leniter illustrante eas : modo ra-ritas , ut fugisse miremur plenilunio abscondente , aut cum.solis , supráve dictarum radii visus perstrinxere nostros. Etipsa autem luna ingruentium solis radiorum haud dubiedisserentias sentit, hebetante cetera inflexos mundi conve-xitate eos, praeterquam. ubi recti angulorum competunt

(i) Dans V air (lesquelles. Descarteseut dit dans le tourbillon desquelles.Au reste, il y a peu d’apparence quele voisinage d’une planète influe surla couleur d une autre. Ces mutationsde nuances viennent fans cloute denotre atmosphère , laquelle semblableà un crystal coloré peint diversementl'image des corps qui la traversentpour arriver jusqu a notre œil, lesdifférentes couches de cette atmos-phère n’étan t pas homogènes, & deplus n’étant pas en tout sens d’unemême épaisseur. C’est pourquoi lesdisques de la lune & du soleil aux ex-trémités de l’horison nous paroisséned’une autre dimension 8c tout autre-ment colorés que lorsque quittantcette même position horisontale, ilspassent au-dessus de notre tête par lemilieu du ciel.

(r) Kepler regarde les planetes

comme des corps parfaitement opa-ques & fans transparence. Isiccioliles regarde comme des corps enpartie opaques & en partie transpa-rents. Il compare Saturne à l’onyx,Jupiter au saphir, Mars à l’amethystejVénus à la topaze, Mercure à l’aiguemarine, & la Lune à une perle, don-nant par conséquent à cette derniereune nature plus approchante de l’opa-cité absolue que du crystal. Toutes cescomparaisons ingénieuses que gou-toient fort nos Peres ne plaisent plusà nos modernes. On s’est insensible-ment accoutumé à regarder les plane-tes comme des globes habites ou ha-bitables , 8c semblables plus ou moinsà celui où nous sommes.

{$) Ua coïncidence des rayons éma-nes des étoiles fixes doit auííi, selonPline, influer sur la couleur apparen-te des planetes, selonqu’elles appro-