mains, c’est-à-dire(i)sixcents vingt-cinq pieds (2). Posidoniusso)écrit qué la hauteur où résident les nuages, les vents & lesnuées (4), est pour le moins à quarante (5) stades de la terre;que de là au soleil tout l’air est pur, limpide, Lc d’une lumière' { 6 )imperturbable. Mais depuis cette région de trouble jusqu’à la lu-ne, il compte deux millions (7) de stades; delà au íoleil, cinqmille fois cent mille stades (8) : & il estime que c’est le prodi-gieux éloignement de cet astre, qui, balançant son énorme gran-deur, í’empêche d’embrascr notre globe. Quelques autres ont
(1) Consultez les notes que M. dela Lande a bien voulu nous four-nit , Sc qui commencent à la page381 , à la fuite du second livre dePline dans ce premier volume.
(2) L epas Romain contenoít donccinq pieds , & chaque mille compre-noit huit stades, comme Strabon ledit expressément, livre 7.
(3) Voyez l’article Posidonius dansles notes fur le premier livre dePline.
(4) Ces expressions nuhes Sc nubilane font point synonymes , comme©n feroit tenté de le croire. Nubila ,forte de diminutif de nubes , signifieles nuages en général, c’est-à-dire uncompote de vapeurs plus ou moinslegeres. Mais nubes signifie un amasde vapeurs condensées Sc qui déro-bent la vue du ciel. C’est de ce motnubes , fans autre épithere, que fe sertPline le jeune pour désigner cette re-doutable colonne de vapeurs pro-duire par le volcan du Véfuve , &qui portoit dans son sein la mort denotre Naturaliste : Nubes oriebatur. ..fangijfmo vehit trunco efflata, ia al-
tum , Sec. Mais qu’est-il befoin d’e-xemples étrangers? Ne difons-nouspas nous-mêmes une nuée , Sc nonpas un nuage , quand nous parlonsd’une masse considérable de vapeursorageuses ? J’oubliois d’observer quequelques manuscrits portent : In-quam nubila , venti , nubes , &c. aulieu de in qua nubila , ac venti , nu-besque , Scc. variante au fond peuimportante.
(5) Tycho-Brahé Sc d’autres Savantsse font efforcés de trouver ici unefaute de copiste ; ils veulent quePline ait écrit quadringenta , au lieude quadraginta ; ils assurent mêmeavoir rencontré cette derniere leçondans quelques anciens exemplaires.Ce qu’il y a de certain , c’est quetous les manuscrits connus qui sub-sistent aujourd’hui , portent quadra-ginta , Sc non pas quadringenta , c est-á-dire quarante stades, Sc non pasquarte cents.
(6) Ce sentiment de Posidoniusn’est pas celui de Pline, qui a dit pré-cédemment que l’ombre de la terres’étend jusqu’à la lune, Sc qu a la vé-rité elle ne s’étend pas au delà t pae