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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, Liv. II. Il j

que les flambeaux paroissent laisser une longue traînée de feu aprèseux, mais ne flambent que par le bout qui est en tête ; au lieuque la bolide , qui brûle dans toute fa longueur, occupe beau-coup plus d’espace. Les poutres de feu , que les Grecs appellentDogues , font fort semblables à la bolide. On en vit une au com-bat naval (5) où les Lacédémoniens perdirent la principauté de laGrece. II fe fait auffi dans le ciel même un hiatus (6), que lesGrecs appellent Khafma (7).

Des couleurs du Ciel.

On v o ï t quelquefois le ciel prendre une couleur de sang, Sc(ce qui fur-tout est capable d’épouvanter l’efprit naturellementtimide des hommes ) il s’y forme des incendies, qui de-là tom-,bent fur la terre, comme il arriva dans la troisième année de lacent feptieme olympiade, lorsque les armes du Roi Philippe (8)êbranloient toute la Grece. Quant à moi, je n’embrasse point lesentiment de ceux qui regardent ces sortes de cas comme les ef-fets de diverses causes, qui n’existent que dans leur imaginationbrillante. J’avoue que ces prodiges ont été les avant-coureurs dcs ;plus grands maux ; cependantau lieu de croire que les maux en que f.tion font survenus parceque des prodiges les ont précédés , )'esti-me que ces prodiges font arrivés parceque leur époque devoitnécessairement tomber dans ces circonstances. Mais la rareté deces merveilles est cause qu'il est resté un voile fur la loi qui lesgouverne : c’est pour cette raison qu’on ne peut saisir leur théorie,comme on l'a fait à l’égard du lever des astres, des éclipses, Scautres phénomènes en apparence plus constants.

D’une flamme qui fe voit accidentellement au ciel.

On v o i t quelquefois certaines étoiles, quoique le soleildonne pleinement fur l’horifon ; elles luisent des jours entiers,

percevoir aux autres des crevasses dans (8) Philippe, roi de Macédoine,'le ciel, pere d’Alexandre le Grand.