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Tome premier.
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X 2,4 NATURALIS H I S T O R I M L I B. I I.

rumque & circa solis orbem , ceu spicea; coronae, & versi-colores circuli : qualiter Augusto Casare in prima juventa?urbem intrante , post obitum patris, ad nomen ingens ca-pessendum;

De coronis cœlejhbns i

Caput E x i s t u n t eadem corona circa lunam, & circa no-bilia astra, ccelo quoque inhaerentia. Circa solem arcus ap-paruit L. Opimio,Q; Fabio Coss. ; orbis,L. Portio, M. At-tilio.

(1) On lisoit dans les plus anciennes

éditions ceu specie- corona au lieu deceu spicea corona ; mais tous: les ma-nuscrits, garants fort antérieurs à ces-,éditions, portent spicea. D’ailleurs letémoignage de Dion , liv. 45, & celui,de Julius Obsequens démontrent qu’ilsaurdire Voici le témoignage,

de Dion : « Que le soleil diminue-, quelquefois, & qu il lui arrive mê--, me de s'éteindre ; qu’011 l’a vu quel-» quefois briller au milieu de trois-, cercles, & que le cercle qu’il occu--, poit représentoit une couronne d’é-» pis lumineuse». Voici le passage deJulius -- Sous le consulat de Marcus ,Antonius & de Publius Dolabella onvit luire trois soleils, le moins élevédesquels se voyoit sur la ville même,.& étoit environné d’une couronnesemblable à des épis. Ensuite cestrois soleils n’en, firent qu’un , maisd’úne lumière très languissante , &.cette défaillance dura plusieurs mois».

(2) Auguste,. qn’on ne nommoitalors qu Octave, étoit âge de dix-huitans ou. environ dans lepoque dontparle Pline fan.de. Rome 707 j il rer

venoit d’ Apollonis , ville d’Epire , où?il avoir séjourné pour achever ses étu-des , & s’empressoit d’enrrer dans Ro-me pour y succéder à Jules César, quisavoir adopté pour fils. Le phénomènedont parle notre Auteur est attesté par:Suétone, &.plus,particulièrement en-core parSeneque. Ecoutons ce Philo-sophe : « Ees traditions portent quex» le jòur où Auguste de divine mémoi—,, re entra dans la ville à son retourd’Apollonie, on vit autour du so--3, leil un, cercle de diverses couleurs.» telles qii’on en remarque dans l’arc-» enrciel. Les Grecs appellent ce cer-,, cle Alô. Quant à. nous, nous lui.,, donnons le nom de couronne , qui,-, lui convient tout au mieux. Je vais.-- vous dire comme ee cercle se for--, me : quand vous jettez une pierre-,, dans un badin , ne voyez-vous pas ,s, plusieurs cercles se sonner Sc s’éten-n cire au loin fur l’eau ? de même, &c.„.11 dit plus loin: Les Grecs appellent :ces fortes de lueurs des urnes. Voici,l'explication très judicieuse qu’enxdonne Plutarque dans fes-opinions des*Philosophes, livre 3, ch. 18. uL’aire: