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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V.

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i’éroile jumelle une divinité, à laquelle on donne le nom du cou-ple céleste Castor & Pollux, d’oix ceux-ci passent pour être lesdieux tutélaires des marins. On voit auíîì, le soir, des personnesdont la tête se trouve tout-à-coup environnée de ces mêmes feux,avant-coureurs de grands événements. Le voile majestueux de laNature est encore étendu fur la cause de ce météore (2).

De C Air,

J u sqd’a-p r é s e n t j'ai traité de Punivers même & des as-tres. Je paste à ce que le ciel renferme de plus digne d’attenticn.Nos Peres ont appellé ciel, Se d’un autre nom , air, tout ccvuide apparent, d’où émane le principe de vie, le souffle qui 4nous anime. Son siège est fous celui de la lune, & même de beau-coup inférieur, selon qu’on en peut juger à la simple vue. Com-me il participe au même excès de la nature de Pair supérieur, &de celle des vapeurs terrestres, il en résulte un tout d’u ne com-binaison mixte. De -là les nuées, les détonnations, les foudres :de-làles grêles, les gelées, les pluies, les orages, les tourbillons:de-là plusieurs maux redoutés des humanis, Se le combat de la-Nature contre elle même. Certaines émanations terrestres quitendroient volontiers vers le ciel, font repoussées par Passion desastres, tandis que ces mêmes astres attirent à eux d’autres éma-nations plus rébelles. Les pluies tombent, les nuages s'élèvent,des fleuves se dessèchent sur la terre, des nuées de grêle se préci-pitent du ciel. Les rayons du soleil échauffent le globe, &. le re-poussent en tout sens comme leur axe commun : ces mêmes rayons,après s’être brisés fur la terre, s’en relevent, & emportent aveceux tout ce qu’ils peuvent. La vapeur, qui est tombée de la hauterégion , y retourne par ce moyen. Les vents viennent: à vùide ;mais ils s’en retournent avec butin. Tout ce qu’il y a d’animauxattirent den-haut Pair qu’ils respirent: mais ce même air supérieuríe refuse, par une sorte résistance, a cette contribution ; enforteque la terre est contrainte de tirer d’elle-même la quantité desouffle exigée, comme si le ciel ? épuisé & mis à vuide, n’en ay oieplus à lui fournir.

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