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histoire naturelle, l i y. ii. 149
ment humain, sans auísi-tòt soulever d’immenses tourbillons defables. Certains ouvriers font même des ventouses (6) artificielles:ce font des creux pratiqués dansTepaiíTeur d’un mur, & qui d’eux-mêmes produisent du vent; tant nous sommes voiíms des causesphysiques par le^gúelles les vents font produits. -'Au surplus il y a une grande différence entre vents & soufflesceux-ci font stables & comme assujettis aux soupiraux d’où ils éma-nent; ils n’appartiennent point à telle division du ciel, mais pré-cisément à telle portion de terre. En un mot, ce ne font, ni deshaleines de l’air, ni des ouragans , comme il s’en forme fur mer (7),mais des émissions venteuses , comme ce nom même de souffles lefait aile z connoître. Pour ce qui est des vrais vents, soit qu’ils nais-sent du grand mouvement du monde, perpétuellement opposé kcelui des planetes ; soit que daris la haute région d’où ils viennent,,réside i’haleine génératrice de la Nature , laquelle fe répande de-là à droite &C à gauche, comme elle feroit d’une outre où elle íé-roit contenue ; soit qu’ils soient l’effet perpétuel des astres roulantsles uns fur les autres, ou du jet inégal LL à mille formes de leurs-rayons, dont l’air fe trouve en tous sens flagellé, soit qu’ilsdescen-dent en ligne droite des étoiles fixes, soit qu’ils proviennent desplanetes , toujours est-il certain qu’ils ont dans la Nature un prin-cipe déterminé, encore que personne n’ait pu surprendre les élé-ments de cette connoissance (S}„
tentés d’admettre parmi tant d’autrescauses , des courants d’air naturels ;d’autant que le. mouvement & la vo-lubilis ne font gueres moins naturelsà l’air qu a. i’eau & au feu. Il a-de plusune propriété élastique qui doit, selon,ces derniers , multiplier les impres-sions étrangères qu’il reçoit, ou lemouvement qu il peut avoir de Luir-îneme. Quoi qu'il en soit, chacune deges causes fe combinant d’une infinitédé laçons, proemit aussi mie multitude
innombrablé d’effets-différent 3 , Ainílil paroîr, comme l’a modestement re-connul’illustre & éclairé M. de Buffon,qu’011. tenteroit fans fruit.de donnéeune théorie des. vents. Je me conten-terai donc d’exposer ici un petit nom-sire de notions généralement recon-nues. Les vents fane communémentfur terre plus. violents dans les lieuxélevés que dans les plaines. Sur merles vents font plus réguliers que furterse, Le flux Sc le reflux de la mec.