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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, I I v. II. 171

le feu solide différé de la íìmple flamme ; car il s’agglomere& se condense par sa chûce même, tandis que l’autre se disperse'au gré du moindre souffle. Le tourbillon appelle par les LatinsVortex , différé autant , par ses effets, du tourbillon simple, que lebruit appelle fracas diffère du simple bruit. L’ouragan diffèredes autres orages, par son expansion latérale, en ce qu’il disperse;les nuées plutôt qu’il ne les brise. II se forme auísi la Nuée som-bre qui prend la forme d’une bête monstrueuse, &C qui est fort re-doutée des marins. On donne le nom de Colonne (1) à un en-semble de vapeurs qui se soutiennent amoncelées & comme fígeesen une feule maffe. On place dans la même claffe cette forte d©nuée qui pompe Peau (z) comme pourroit faire un long tube.

En quels puys la foudre ne tombe point.

La foudre tombe rarement en hiver & en été (z), par deuxraisons contraires. En hiver, Pair condensé & comme encroûtéde nuages, perd son r effort ; d’autre part, toute l’exhalaison dela terre se roidit & se fixe par congellation, ce qui éteint toutela partie ignée des vapeurs. C’est cette raison qui rend la Scy-íhie & toutes les contrées glaciales d'alentour exemptes de fou-dres. La raison directement contraire en exempte auísi PEgypte,où les exhalaisons terrestres , qui font d’une nature chaude êt sé-ché, sont en conséquence très rares, très déliées, .& ne peuventformer que des nuées grêles 8c fans force. Au contraire, au prin-tems 8c en automne les tonnerres font plus fréquents, par la fer-mentation qui se fait dans Pune 8c Pautre saison des principes malcombinés, qui, pris à part, forment Pété 8c Phi ver. Par cette rai-son, il tonne fréquemment en Italie (4), où Pair a plus de ressort,

J’en ai parlé dans les notes du Cha- il excepter de ce tté-"réglé Rome & la.pure précédent à l’occaíion de la pro- Terre de Labour.priete absorbante du typhon. (4) 11 tonne toute 1’annee a la la-

(3) et ^- Cela n’eít vrai, je pense , maïque, & plus fréquemment qu’enqu a 1 égard de 1 Italie. Encore Pline , Italie. A Utrecht au contraire , îvlus-à la fin de ce meme Chapitre, paroi t- chembroek a observé qu’il ne tonnS'

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