histoire naturelle, Liv. ï I. 171
Lc où l’hiver, plus doux qu’aiîleurs, suivi d’un été pluvieux ,forme une sorte de printems ou d automne perpétuels ( 5 ). Remar-quez auíìì que dans les parties de l’Italie les plus éloignées duSeptentrion, & les plus rapprochées du Midi ( Rome Scia Terrede Labour font dans cette position ), il éclaire hiver Sc été ; cequi n arrive pas dans les autres contrées.
D es différentes fortes de foudres de leurs effets surprenants
Comme les foudres font de plusieurs sorteson en raconteauíìì divers effets (1). Seches , elles ne brûlent point, mais frap-pent Sc dissipent. Humides, elles ne brûlent point non plus, mais-noircissent Sc enfument. La troisième cfpece est celle qu’on. nom-me Claire : ses effets tiennent du prodige; elle épuise un tonneaude toute sa liqueur fans Tendommager extérieurement, Sc fans-laisser aucun autre vestige de sa marche. Elle fondra l’or, le cui-vre, fargent qui seront dans un sac; quant à celui-ci, elle ne lebrûlera en aucune façon, Sc respectera même féconomie des par-ties de la cire où eít empreint le cachet. Marrie, étant premiereDame (z) Romaine, fut frappée de la foudre pendant fa grofleíïcson fruit mourut du coup; mais pour elle, elle 11’en reçut point,d’autre inconvénient. Parmi les prodiges Catilinaires, je trouve*
gnité du mari n’avoit passé à la fem-me; eníorte qu’on ne dit jamais K/zefemme Consule une femme Dictatrice >une femme Edile j pour dire la femme£un Consul _, la femme d’un Dictateur ,la femme d’un Edile. Qui croira d’aprèscela que la femme du Prince ou Prési-dent du Sénat ait pu prendre la qualité' de Princefje des Dames Romaines ?Voici donc une autre conjecture queje crois beaucoup plus fondée. Les Da-mes Romaines a voient des sacrificesdes cérémonies, des mystères, qui leurcroient propres, & dont les hommes-etoient exclus. L une d’entre elles pré-sidait, à ces assemblées, & ordonnoit:
tour ce qui y avoir rapport. Cette Pré-sidente des mystères particuliers auxMatrones, étoitnécessairementune des;premieres Dames de Rome par fa nais-sance , Sc je pense que c’est elle qu’on-.nommoitpendantle rems de son office:Princeps Romanarum de même que-le chef des sacrifices publiques senommoit Roi. Ce n’étoit point unedignité à demeure mais chaque an-née on convenoit de la maison où secélébreroient les mystères. C’étoittoujours, selon Plutarque , chez lePréteur ou chez l’un des Consuls. Ce;jour là le Consul ou Prêteur dont la-,maison étoit désignée pour la cérémo-