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Tome premier.
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ï 90 NATURALIS HISTORIAL L I B, II.

flagrante. Quod siqnis praedictum credat, simul fateatur ne-cesse est, majoris miraculi divinitatem fuisse Anaxagor^ ;solvi que rerum naturae intellectum, & confundi omnia, siaut ipse sol lapis esse, aut unquam lapidem in eo fuisse cre-datur. Decidere tamen crebro non erit dubium. In Abydigymnasio ex ea causa colitur hodieque modicus quidem,sed quem in medio terrarum casurum idem Anaxagoras prae-dixisse narratur. Colitur & Cassandri^ , quae Potidaea voci-tata est, ob id deducta. Ego ipaulo ante delatum.

De arcu, codejli.

Caput Arcus vocamus extra miraculum frequentes, & extra/A. ostentum. Nam nec pluvios quidem, aut serenos dies, cum.

pse vidi in Vocontiorum agro

(5) Ceci fait voir que Pline n’étoitpas auísi crédule qu on l’a souvent ac-cusé de f être. Aristote qui parle austide ce prodige , en élude la merveille :je veux dire qu en paroiíFant convenirque cette pierre est effectivement tom-bée , il la fait transporter-là du hautd’une montagne voisine par un grandouragan. Ceci change bien la these. IIfaut, sans doute, expliquer de mêmele phénomène des trois pierres queceux de Thrace virent tomber du cielen terre fous le régné de l’EmpereurMarcien , Farinée où Attila prit laVille d’Aquilée , comme lecrit Mar-cellin dans ses Chroniques.

( 6 ) Lieu où s’exerçoient les Athlètes.Ce mot vient du grec gumnos , qui si-gnifie nu , parcs que ies athlètes sedéshabilloient pour se frotter d’huile,& pour faire tout ce qui concernoitleur exercice.

(7) Abidos ou Abydos , aujourd’hui

Avldo , est la premlere ville de f Asie;je veux dire la plus prochaine de FEu-rope, dont elle n’est séparée que parle court détroit des Dardanelles. Cen’est plus qu’un simple château. DeFautre côté du détroit est Sestos , au-jourd’hui JBogazaíIar. Ces deux petitspoints de la terre font remarquablespar leur position ; on peut les définirpar ce Vers de M. de Voltaire :

Lieux où finit l’Europe & commence l'Asie.

(8) Potidée. On la nomme encoreaujourd’hui Caffandria. C’étoit unecolonie des Corinthiens , selon Plu-tarque. Elle étoit située dans Fengor-gement de la presqu’île de Paierie enMacédoine, & elle bouchoit précisé-ment le détroit soronaïque par le mi-lieu. Le Pere Lubin dans ses Tablesgéographiques , écrit quelle s’appelíeencore Caíïandria. Le Pere Hardouinprétend que le nom de Potidée est

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