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Tome premier.
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histoire naturelle, LIV, II. 19I

inexplicable que le prodige même; & que touc est confondu (5}s’iì est jamais permis de croire, ou que le soleil soit une pierre,ou qu’une pierre akpus’en détacher. Quant aux chutes fortuites&c fréquentes des pierres, on n’en fauroit douter. Dans le Gym-nase (6) cTAbydos (7), on en révéré encore une aujourd’hui, peuconsidérable à la vérité, mais que le même Anaxagore avoir auíìiprédit devoir tomber du ciel au milieu de la terre. On en révéréune autre dans la ville de Castandre, nommée auísi Potidée (8),depuis qu’une Colonie y a été envoyée, à l’occasion de la chuted’une semblable pierre (9). J’en ai vu moi-même une qui étroittombée peu de tems auparavant dans la campagne des Yocon-tiens (íoJ..

De l’arc-en-ckL

Nous voyons Tare en-ciel avec une forte dlndiíFérence, fansen tirer aucun augure, & fans le mettre au nombre des prodigescélestes. En ester, il ne présage pas avec certitude (1) la pluieou le beau tems. 11 est évident que ce météore fe produit quand'le rayon du soleil, frappant sur une nuée creuse (x), y éprouve

équivalent de adujîa , & lui fut donné:à l’occasion de la pierre enfumée quiy tomba du ciel;, car, dit-il, le motJPoti est ie p ros des Doriens , & daio-mai signifie je brûle.

(9) J’interprête le mot delatum dansle sens de chute. Le Pere Hardouin aentrevu que c’étoit-là ce que Plineavoir voulu dire. Mais il désireraitqu’on. substituât delapsum à delatum .Cela n’est nullement nécessaire , puis-que deferri veut dire être apporté d’en-haut , & signifie par - conséquent à~peu - près la même chose que delabì ,«omme le prouve ce Vers de Lucrèce 1

Eulmsn detulit ìn terras mortalibus ignem,

jìt celui-ci de Virgile

Peferimusjfevoíiue geluduranuisi» undis..

(10) Vocontii ,, ce font des peuple 5de la Gaule Narbonnoise , dont Cé-sar , Strabon , Pomponius Mela §5Tacite font mention. Selon: le PereMonet, Géographe, il reste encoreun vestige de certe dénomination dans;le nom de Voeance , bourg aux envi-rons de Fréjus.

( 1 ) Pline parle ici. plus raisonnable-ment, & avec moins de préjugés,qu'ilne fait au livre 18 , ou il affirme quelorsqu’on voir deux Iris, e’èst signede pluie.

(2) Les Anciens paroifíentavoir été:dans le préjugé de regarder, les nuéesqui réfléchissent les rayons du soleil?en forme d’iris, de les regarder, di.s-je..,comme creuses & comme une sor tie de;miroir concave. Us. croioient: reydcAt