HISTOIRE naturelle, Liy. II. 1^5
été, on n’en voit point vers Phçure de midi. Après l’équinoxed’automne, on en peut voir à toute heure. On n’en voit jamaisensemble plus de deux. Quant aux autres questions naturelles dumême genre, on convient généralement de ce qui suit; savoir :
De la grêle , de la neige , de la gelée y -du brouillard , de la
rosée , &ç.
Qu e la grêle (i) est produite par une pluie congelée ; que laneige est la même production plus mollement condensée , Lc quela gelée est le produit d’une rosée figée par le froid : que la neigetombependantl’hiver, & jamais la grêle; que cette même grêletombe beaucoup plus souvent de jour que de nuit (2), & qu’elle sefond bien plus vite que la neige : qu’on ne voit de brouillard, ni parun extrême froid, ni dans Pextrême chaleur (3) : que la rosée n’alieu , ni pendant la gelée, ni par une chaleur excessive, ni par ungrand vent , máis feulement par une nuit sereine: que toute di-queur qui se gele, perd de sa quantité, eníorte qu’elle n’a plus 1cm.ême volume après être fondue (4) :
Nuremberg & à Genève, 8 c quantitéd’autres fournissent des exemples frap-pants du contraire. La plupart desglaçons de ces grêles croient gros com-me des œufs d’autruches. On trouvaprès de Carinare trois énormes grê-lons aussi gros que les plus grosses'bombes.
(3) Au moins est-ii certain que lesbrouillards font beaucoup plus fré-quents en hiver qu’en été, parcequele froid qui régné dans Pair condensepromptementles vapeurs, & ne leurdonne pas le rems de s’élever beau-corip* Par une fuite de cette mêmeraison , il n’y a presque jamais de
brouillard sn été , la-chaleur, dilatant& élevant les vapeurs jusques dans laplus haute région de fatmofphere.
(4) Toute liqueur qui fe gele, perdde fa quantité , relativement au sur-croît de volume que lui donne la con-gélation. Conséquemment , elle nepeut , en fe dégelant , conserver iamême quantité apparente qu elle avoiren état de glace. Elle ne peut nonplus avoir , après fa dissolution , lamême quantité qu’elle avoir avant de-fe glacer, puisque, même en itat deglace, elle a dû. éprouver une évapor-ration plus du moins sensible.
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