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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. II. III

ment vers le centre; Sc que si elles ne s’épanchent point, c’est par

la raison (6) que les parties les plus centrales servent d’appvû aux plus

élevées. En cela , nous devons croire que l’intentiòn «sis, ja Naturea été d’unir la terre Sc l'eau d’un lien réciproque , ayant jugéque la terre, essentiellement aride Se feche, ne pourroit subsisteríanshumeur, Sc que l'eau , de son côté, manqueroit d’affiette, sila terre ne lui servoit d'appui. E'oisice de la terre esi donc d'ouvrirlibéralement son sein aux épanchements de l'eau ; Sc l’oísice de celle-ci esi de pénétrer» Sc d’occuper la terre dans toutes ses dimensiosis,au dedans, au dehors, au dessus, l’entrelaçant Sc la captivant enquelque forte par mille Sc mille veines multipliées'; puis s’é-lançant par ce moyen de proche en proche jusqu’au sommet desmontagnes , où se trouvant d’une part poussée encore plus hautpar le poids de la terre toujours plus massive qu’elle, Sc de l’autresoulevée par le souffle des vents, elle monte jusques dans lamoyenne région comme à la faveur d’une pompe ; Sc elle est d'ati-rant moins menacée de retomber , que l'essor qu’elle a pris est plusélevé. Cette théorie explique en même tems pourquoi le volumedes eaux de la mer reste toujours de même , malgré la chiitejournalière de tant de fleuves quhs’y précipitent.

De quelle maniéré la terre & l eau , ajjociées ensemble ,forment un même globe.

L a mer environne donc le globe terrestre par le milieu, commela ceinture fait le corps ; ce qu’il ne s’agit point d’établir par des rai-sonnements, d’autant que l’expérience (7) l’a démontré ainsi.

Jusqu où on a navigé , tantsur mer questr ies grandsfleuves.

On navige aujourd’hui, fans exception, dans toute la meroccidentale, autour de l'Espagne Sc des Gaules, depuis Cadix Scles Colonnes (1) d’Hercule. A l’égard de l’océan septentrional ,les Romains l'on t parcouru en très grande partie fous les auspicesd Auguste de divine mémoire , fa flotte ayant fait le.tour ct c la,Germanie , jusqu’au Promontoire Cimbrique (i). De là, elle

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