HISTOIRE NATUR EE L ;E, LI V. II.
Quelle partie de la terre ejl habitée.
Otf commence ci’abdrci par Compter la terre pónr la Moi-tié (i) du globe, Comme íl l’océari ne lui retranchoit pas-encêréûne partie de la portion à laquelle elle est réduites Après tour 1fans cette usurpation multipliée que fait de toutes parts l’océanfur la portion appartenante à la terre, dans quels réservoirs astezprofonds & assez vastes contiendroit-il toutes les eaux . qu’il -rchxçoit audedans, ou qu’il prodigue au dehors , tantcelles qui vontformer les nuées, que celles qui vont servir d’aliment aux astres?car ce font, comme on fait, les humeurs (z) qui repaissententretiennent ces corps st vastes &C fi nombreux. Un domaineauffi exuberant, non feulement doit avoir des'limites immenses,mais encore doit empiéter fur létCrreinqu’il n’apas en propre.Ajoutez que fur c c terrei n qui reste à ía terre , déduction faitedes usurpations de l’océan, le ciel mêmè én retranche encore uneportion plus considérable : car , des cinq parties ou zones (3)■qui séparent le ciel, les deux zones opposées qui touchent cha-cune à l’une des deux extrémités de la terre à l’endroit de fes
pôles, dont l’un est appcllé septentrional & 1 autre austral^ neproduisent que des glaçons, & font de ces contrées le séjour éter-nel des frimats : par-tout ténèbres perpétuelles, & dont í’in-fluence maligne, n’est jamais.corrigée par l’afpect bienfaifaqt dessignes (4) qui nous regardent le -feus éclat des neiges y. proqluitune lumière blanchâtre. Quant à la partie de la terre situéefous la zone du milieu ,,:qui est celle fous laquelle le soleil' fait faroute ; incessamment brûlée par le voisinage de cet astre , ôc con-sumée par fes flammes , c’est à juste titre qu’0.11 ïa nommé Torride.
Je trouye la même peinture rè pres-que, les mêmes expreilions chez Ciçe-. ran, que chez Virgile & Pline. Voicile passage de cet Orateur E quibusduos maxime inter se* diverso-s- & cceliyertíCÍbus ipjlsepç utraqtie parte sub-nixos obriguisse pruinâvides.'.', .. Me-Tom. I.
diupi autem, i/tu/n.&.pnqxipzumsçlis ar-dore torreri. . ., n r r ~.
. (^4")...Ced est encoije une. ijpit.atiqude Virgile, qui en;parlant de l-’un despoles, dit: /
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