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Tome premier.
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216
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r.l6 NATURALIS historia; L I B. II.

Qucb portio terrât, habitetur.

Caput J a m primum in dimidio computari mihi videtur , tan-68. quam nulla portio ipsi decidatur Oceano : qui toto circum-datus medio, & omnes caeteras fundens recipiensque aquas,& quicquid exit in nubes , ac sidera ipsa tot & tantae magni-tudinis pascens, quo tandem amplitudinis spatio credeturhabitare ? Improba & infinita debet esse tam vastae molisposieisio. Adde quòd ex relicto spatio plus abstulit coelum :nam cum sint ejus quinque partes, quas vocant zonas, in-festo rigore & aeterno gelu premitur omne quicquid estsubjectum duabus extremis utrinque circa vertices, huncqui septentrio vocatur, eumque qui adversus illi Austrinusappellatur. Perpetua caligo utrobique, &, alieno molliorumsiderum aspectu, maligna, ac pruina tantum albicans lux.

(i) La plupart des Modernes pa-rodient convaincus que la quantité dela terre, abstraction faite de la possibi-lité de Thabiter, est beaucoup plusconsidérable que celle de l’eau, parce-qu’on trouve presque par-tout le fondde seau , au lieu qu on est porté àcroire que la terre est un corps solidedepuis la superficie jusqu a son centre.C’étoit auíìi l’opinion des Gymnoso-phistes de l’índe, comme on en peutjuger par un trait historique conservépar Plutarque, Alexandre le Grandayant demandé à Pun de ces Sages,quels font les plus grands animaux 3ceux de la terre ou ceux de ta mer ; lePhilosophe Indien répondit : II fautcroise que ce font ceux de la terre puisque la mer n en fait qu une partie. Lavérité est que cette question de la plusgrande quantité de matière terrestreou humide n’est point encore décidée.

Wrood-ward soutient qu il y a ungrand amas d’eau renfermée dans lesentrailles de la terre , & que ce vasteréservoir communique avec l’Océanpar des ouvertures souterraines j sys-tème qu’il est difficile de vérifier.

(2) Ce système n’est guere digne dela saine philosophie ; mais Pline, en-core une fois , étoit souvent obligé deparler le langage de son tems,

(3) Ceci est une imitation en prosede très beaux vers de Virgile, qu’ilesta propos de rapporter, tout connusqu’ils font, afin qu’on puifle mieuxfaire la comparaison des deux pastages :

Quinque cenent coelum ionx : quarum una coruscoSernper sole rubens , & torrida semper ab igne est »Quam circum extrema: dexcrâ laevaque trahunturCxruleâ glacie concreta: & nubibus arra:.

Has inter medianaque dus mortalibus aegrisMunere concessas divum , Lc via secta per ambasObliquus quo se signorum veraret Oldo.

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