2 NATURALIS HISTORIA LIB. II.
à tergo ultimis visos. Ejusdem Alexandri cursor Philoni-des, ex Sicyone ad Elin mille & ducenta stadia noveni dieiconfecit horis ; indeque, quamvis declivi itinere, tertia noc-tis liora remensus eststepius. Causa, qudd eunti cum sole itererat, eundemque remeans obvium contrario praeterverte-bat occursu. Qua de causa, ad occasum navigantes , quam-vis brevissimo die, vincunt spatia nocturnae navigationis,ut solem ipsum comitantes.
(i) Ni le Père Hardouin, ni Baylequii critique , ni aucuns des Traduc-teurs Scd.es Commentateurs de Plinen ont entendu ce passage. Bayle prêteà Pline une idée fans doute insoute-nable , à laquelle cet Auteur n’a pointsongé. Il 'lui fait dire que les mêmesfeux allumés à midi en un endroitfont apperçus à onze cents vingt-cinqlieues de - là à neuf heures du soir,iur quoi le Père Hardouin ne manquepas de reprendre Bayle très sévère-ment; mais lui-même s’est totalementmépris au sens 4e la phrase de Pline,íl ne s’est pas douté que notre Auteurparloir de feux ou signaux de commu-nication qui se snivoient de troislieues en trois lieues ou environ, &au moyen desquels on pouvoir enmoins d’une heure communiquer unsignal à plusieurs centaines de lieues ;car il y avoir d’espace en espace & detour en tour des guérites où se te-noient des sentinelles toujours atten-tifs à se transmettre le premier signalqu ils recevoient. Pline qui a grandsoin de - parler d’abord de ces guérites& de ces sentinelles, specularum pr&~sídio excitato dit donc que le.s pre-
miers feux d’avi s, pronuntiativos ignes,allumés à midi, en se succédant deproche en proche.furent apperçus desdernieres guérites situées au dos despremieres, & par conséquent beau-coup plus à l’orienr , visos ultimis à:tergo j qu’ils furent apperçus , dis-je ,de ces dernieres guérites par commu-nication dès la 3 e heure de la nui t,& parconséquent bien avant qu’ií fût mididans cette derniere contrée ; parla rai-son qu’au pays où étoient situées cesdernieres guérites, il faisoit déjà nuit,tandis qu’il n’etoit encore que mididans la contrée cToù partoit le premiersignal. A u lieu de cette interprétationsi évidente,le Pere Hardouin s avise depenser qu’il s’agit ici de vaisseaux quien partant du port ont vu allumer cesfeux en question en plein jour, & lesont perdus de vue dès la troisièmeheure de la nuit : argument dont,selonlui, Pline se sert pour prouver que laterre est convexe. Or on conviendraque Pline ne dit pas un mot de cela ,mais qu’il parle de guérites distribuéesde façon que les dernieres reçoiventla nuit un signal que les premieres on Ldonne en plein jour, & qui poqrtanç