histoire naturelle, L I y. il
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dernieres guérites (i) dès la troisième heure de la nuit. Ori saitaulîi que Philonides, Courier cTAlexanclre le Grand , faisoit lechemin de Sicyone (2) à Elis (3) qui est: de mille deux centsstades (4), entre la premiere & la neuvième heure du jour ; maisqu’il ne revenoitd’Élis à Sycione qu à la troisième heure de la nuit,,quoique le chemin à son retour fût toujours en pente , ce qui luiarriva plusieurs fois. La raison en est , qu en allant il suivoit le coursdu soleil ; au lieu qu’en revenant il le croiíoit , puis passant ou-tre , il le laissoit toujours de plus en plus derriere lui, s’avançanttoujours vers les lieux, àl’égard desquelscet asti»e étoit dé j a cou-ché. C’est pourquoi ceux qui font voile vers 1 Occident, mêmedans les jours les plus courts de Tannée ,íe trouvent prolonger lejour aux dépens de la nuit, d’autant qu’ils. suivent le coursmême du soleil.
a été communiqué à toutes les guéri-tes dans la même heure révolue.
(1) Sicyone, ville de TÁchaïe dansle Péloponèse ; elle changea de nom& de place, & fut appellée Demetriade.Gette Demetriade ou nouvelle Sicyo-ne se nomme aujourd’hui Vastlica.C’est un lieu presqu’entiereraent rui-né. Dupinet interprète Sicyone parChiaren^a %
($) j 5 Iis, ville d’Elide au Pélopo-nèse. C’est aujourd’hui Belbes selon-Postel, & Belvedere selon Dupinet &cselon le Traducteur Italien de Ptolé-ïnée.
(4) Mille deux centsstades sont centcinquante mille pas ou vingt - cinqlieues dune heure de chemin chacune..Paire ce chemin en neuf heures a pied,c’est ce qui ne paroi t guere. probable».Cependant Pline, livre 7, ch. 20, at-teste encore le même fait : d’ailleurs ,comme je Tai observé plus haut, les
heures des Anciens excédaient dobeaucoup la durée des nôtres en cer-tains tems de Tannée, je veux dire -dans les plus longs jours , n’y ayantque le tems de l’équinoxe où ils comp-tassent les heures du jour & de la nuitégaies entr’elles, comme nous les.comptons en tout tems. Or.cette dis-tinction rend la course de Philonidebeaucoup plus croyable , ptùsqu’onpeur supposer que les neuf heures dontparle Pline valaient quatorze ouquinze de nos heures. Je ne fais fi jeme trompe, mais je fuis fort tenté decroire que toutes les fois que les An-ciens parlent d’keures de jour ou denuit jils entendent par cette expression;des heures plus ou moins langues, se-lon la saison ; mais que toutes les fois;qu’ils parlent de tant d’heures en gé-néral fans y ajouter de jour ou de nuïe 4ils entendent des heures astronomi-ques de soixante minutes.