2.46 NATURALIS HISTORIA L IB. II.
alia conjectatio , sed &c illa divina, haustu aquas è puteopraesensisse ac praedixisse ibi terrae motum.
Quae si vera sunt, quantum à Deo tandem videri pos-sunt tales distare, dum vivant? Et haec quidem arbitrio cu-jusque existimanda relinquantur. Ventos in causa esse nondubium reor. Neque enim unquam intremiscunt terrae ,nisi sopito mari, cœloque adeo tranquillo , ut volatusavium non pendeant, subtracto omni spiritu qui vehit :nec unquam nisi post ventos conditos, scilicet in venas &c
aqua. ne signifie point que Phérécideait bu de cette eau , mais seulementqu’il vit cette eau comme on venoitde la tirer j & il veut en conséquenceque dans Cicéron on ne lise point cumbìbijfet haujlam aquam , mais cum vi-diJJ’et hausiam aquam. II dit pour rai-son qu’au second Livre de la Divina-tion où ce même fait est répété, onfit vidijsei , ce qu’il assure être la vé-ritable leçon. Mais c’est une raisonfrivole, puisqu’Apol'lonius , de mìra-bìl. ch. 5. & Diogenes Laerce dans lavie même de Phéréeyde , í'e serventtous deux du verbe grec pinein , quicertainement signifie boire , autoritésqui terminent toute dispute. Çiceronnous prévient qu’il n’y avoir rien desurnaturel dans les prédictions de Phé-rccyde, 8 c que toute fa magie se bor-nait aux connoiísances d’un excellentPhysicien. Quoi qu’il en soit, Phéré-cyde eut pour disciple le fameux Py-thagore , &c quand il n’auroit pointeu d’autre mérite, cela eût suffi sansdoute pour l’immortaliser. Ajoutezqu’il est le premier Philosophe grecqui ait .écrit sur l.â Nature & su sDieux,
(6) Ç etoit ropinion d’Atçkelaiis,
Ecrivain très accrédité chez les An-ciens. Voyez Seneque qui le cite dansses Questions naturelles, 1 . 1. ch. 12.Seneque, en ce même endroit , sou-tient contre Archélaiis,contre Aristote,& contre son disciple Théophraste ,que les tremblements de terre ne fontpas toujours précédés du calme del’air j 'que P expérience prouve quedeux vents opposés peuvent souffler ila fois, & par - conséquent que lesvents souterrains & ceux de Pair peu-vent concourir ensemble dans l’épo-que du tremblement.
(7) Cette comparaison est inge-me use , mais elle n’est point propre àsatisfaire un esprit avide de remonteraux causes d’un si grand ester. NosSavans modernes paroissent partagésen trois systèmes. Premierement »les uns ne voient dans les tremble-ments de terre, qu’un procédé d’élec-tricité naturelle, ou du-moins qu’unecommotion semblable a celle que nouséprouvons nous-memes par le moyende certains procédés électriques. Se-condement , certains Savants considé-rant que la terre , dans presque toutesses parties , renferme une quantitéconsidérable de pyrites qui font da