HISTOIRE NATUREL LE i L I Y. II. 247
bu del’eaa d'u n certain puits , ii annonça qu’il y auìoit en ce&endroit une violente secousse.
Si ces faits font réels, quelle disserende y a-t-ií entre lesDieux & de tels Sages , à l’immortalité près? Au surplus il estjuste que chacun soit libre d’estimer ce mérite selon sa ma-niéré de voir. Que le vent soit en partie la cause (6) de ces trem-blements , c’est ce dont je ne fais aucun doute ; car la terrene tremble jamais, que lorsque la mer est dans le calme le plusparfait, & l’air si tranquille, que les oiseaux ne s’y soutiennentque par des battements d’ailes redoublés. De plus, ces secoustesne viennent jamais fans avoir été précédées par de grands ventsantérieurs à ce calme, qui ont, pour ainsi dire, filtré dans les veinesdu globe & se sont engoufrés dans ses vuides souterreins où ilsfont ensevelis,. & où leur soufleest à la gêne. Le tremblement dela terre s’operc donc de la même maniéré (7) que la détonnation
substances mixtes combinées de vi-triol , de soufre , d’aríenic &c, qui sedécomposent facilement au moindrefeu , & qui même tombent en efilo-rescence étant exposés à l’ais ; cesSavants dis-je , ont pensé que lestremblements & les circonstances ter-ribles qui les accompagnent, ont pourcause immédiate l’éìasticité de l’air in-terne extrêmement raréfié par Fin-fl animation des pyrites, laquelle estcausée elle même par Fhumidité deseaux qui. viennent altérer ces mixtes,les décomposent, les irritent, les en-flamment 3 &c. En effet , ce que Le-mery, Newton , Hossman & Boer-haave diseur du mélange du fer , dusoufre & del’eau, qui produit en petitdes esters très analogues aux phéno-mènes des Volcans ou des tremble-ments de terre ,, peut austi s’opérerpar la décomposition des pyrites fiil-phuteuses & ferrugineuseslesquelles
pour se détruire , ont besoin d’eau.Par la rencontre de cet élément, dontla terre contient une- quantité prodi-gieuse , même à de très grandes pro-fondeurs , elles s’échauffent, le soufres’enstamme , &c alors l’air qui, selonM. Halles, se trouve à la quantité daquatre-vingt-trois pouces cubiquesdans un pouce cubique de pyrite vi-triolique, presse en toute forte de di-rections, & reprend ion ressort qui estencore augmenté par l’estèt du fe.u.L’acide vitriolique se combinant avecle fer , opere une chaleur considérable,ensuite une ébalìition., bientôt uneinflammation qui jette une fumée très-épaisse & d’une odeur insupportable.Cette inflammation se communiquede proche en proche, & dilate ou ra-réfie les masses d’air concentrées dansles- cavités souterraines. Ce font cesmêmes masses d’air Sc de vents sou-terrains emprisonnés, qui, pressées-patr