HISTOIRE NATURELLE, LIV. II. IjJ
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Signes d’un tremblement prochain.
Les Navigateurs eux-mêmes jugent qu’il y a un trem-blement, par une conjecture non douteuse, leur vaisseau venantîout-à coup à s’élancer comme íì un souffle impétueux le soulevoithors de l’eau , ou comme íì un choc violent le faisoit Bondir enl’air ( i ). II arrive alors dans le navire les mêmes symptômes desecousses, qu’on remarque dans un édifice ébranlé : les diversmeubles ustensiles font dans une trépidation continuelle , 6 ccraquent comme font les ais d’un lambris qui se déjette. La crainteque témoignent ressentir les oiseaux, en restant tous perchés oùils se trouvent, est encore un avis non suspect. On peut aussi , parl'inspection du ciel, juger d’un tremblement prochain , lorsquepar un tems serein on distingue , soit pendant le jour , soit unpeu après le coucher du soleil, une nuée filée fort mince (z) com-me seroit une ligne de pêcheur excessivement prolongée ; ajou-tez que l’eau des puits est alors plus trouble qu’,à i’ordinaire , 6cd’une odeur qui répugne (z).
~Préfervatifs contre lesf couses futures.
Ces mêmes puits seront par eux- mêmes, autant de préserva-tifs contre l'ébranlement du fol, si vous les multipliez , commeaussi tous les autres conduits íouterreins : car par leur moyen, lesvapeurs qui occasionneroient les secousses se dissiperont ( 4 ) Scs’exhaleront comme par un soupirail; c’est ce qu’on peut remar-quer dans certaines villes où il y a un grand nombre d’égouts pra-tiqués fous terre. Ces villes par cette raison sont beaucoup moinssusceptibles que d’autres d’être ébranlées ; & elles ne font jamaisplus à l’abri de ce désastre , que lorsqu’elles font construites furpilotis, ou voûtées en dessous. J’en trouve la preuve en Italie dansla ville de Naples, dont la partie la plus solide est celle qui ale
leur expedient , comme l’ont reconnu tremblements, des maisons d un seulplusieurs Physiciens , seroit de cons- étage très légeres , à l’exemple des Ja-P'uire dans tous les lieux sujets aux ponois. On dit qu’on a pris à-peu-près
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