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histoire naturelle, Liy.
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laveur salée , c’est parcequ’elle est: continuellement recuite (7),ou parceque le soleil qui attire facilement à lui par sa force ignéela partie la plus déliée & la plus douce de l’éiément liquide, nelaisse au fond de ce grand réservoir que les parties les plus âpres& les plus grossières (8) ; que par cette raison au fond de la mer,i’eau est plus douce qu’à fa superficie (51), Cette maniéré d’expli-quer l’amertume des eaux de l’océan, est plus vraie, que de direque la mer n’est que la sueur (10) ou l’éternelle transpiration de laterre; comme aussi, qu’elle n’est pas un liquide pur, mais mélan-gé de vapeurs feches , ou que la nature de la terre est telle , quemêlée à l’eau, elle la sophistique ( 11 ). On cite un exemple de la merdevenue d’une saveur douce ( 1 z) un seul jour ; ce phénomène ar- 1riva quand Denis le Tyran (13) fut chassé du trône par les Syra-cusains.
Suite des propriétés de la lune.
Au CONTRAIRE la lune paste pour tenir en beaucoup dechoses de la nature de la femme ; car elle est d’une complexion ( 1 )douce, & son empire s’exerce la nuit. On allure qu’elle dissoutl’humeur terrestre, & qu’elle en détourne une partie vers elle,plutôt par la vertu d’un certain attrait, que par une usurpationviolente. Cela se volt, dit on, assez évidemment, en ce qu’ellcrésout en putréfaction les chairs des animaux morts exposés à ses
nent que Peau salée étant la pluslourcle, doit aller au fond; mais ceraisonnement est peut-être beaucoupmoins solide que spécieux, car fi lesparticules du sel se trouvent contenirplusieurs parties d’air, les voilà mal-gré leur malle apparente & leur poidsréel en possession de }a superficie.,
(1 o) Cette opinion etoit celle dEm-eclocles. Voyez Plutarque au mêmeeu cité plus haut.
(ji) Cette derniere opinion étoitce lle de Métrodore. Voyez Plutarque,ib id,
Tom, /.
( 1 z) Ce phénomène arrive quelque-fois à l’approche des tremblements deterre, mais il n’est que local & trèsmomentanée.
(13) Denys le jeune, fils du premierDenys : il alla se faire Maître d’école àCorinthe pour avoir, dit Cicéron,quelqu’un à qui commander. Ce futtrois cents cinquante ans ou environavant l’ere chrétienne.
(1) Dupinet ne s’est pas douté qu’ily avoir ici une comparaison fort adroi-tement suivie entre la lune & i afemme.
P p