2-9 6 NATURALIS HISTORIAI LIB. II.
fidus accepimus, torrens cuncta sorbensque : íic mari latepatenti saporem incoqui salis, aut quia exhausto inde dul-ci tenuique , quod facillime trahat vis ignea, omne aspe-rius cramusque linquatur , ideo summa equorum aquadulciorem profundam: hanc este veriorem causam asperi sa-poris, quam quod mare terras sudor fit asternus, aut quiaplurimum ex arido misceatur illi vapore , aut quia terrxnatura medicatis aquas inficiat. Est in exemplis , DionysioSicilice tyranno cum pulsus est ea potentia , accidisse pro-digium , ut uno die in portu dulcesceret mare.
Item de natura lunce.
Caput E contrario ferunt lunae foemineum ac molle sidus,ioi. atque nocturnum, solvere humorem, &c trahere nonau-
Pline appelle la lime un astre femelle.
( 7 ) Tellement ( dit Aristote, livrez , Météorol. ch, i ), qu’avec le temsle soleil viendra à bout de desséchertotalement la mer. Heureusementpour les sectateurs même d’Aristote iln y a pas d’apparence que ce malheurarrive encore de si - tôt j car si depuisenviron quatre mille ans, selon le té-moignage constant de toutes les ar-chives humaines, la mer n’a pas en-core diminué d’une maniéré sensibledans toute son étendue, il s’ensuivroitque cette diminution est à peu - prèsimperceptible, & qu’il faut des mil-lions d’années pour effectuer la pro-phétie d’Aristote. Par la même raisonceux qui avec ce Philosophe regar-doient la consommation de S eaux dela mer comme l’ouvrage du soleil, ouqui croyoient, avec Thaïes, que laterre habitée & habitable setoit peu-a-peumontrée au-dessus de l’eau par
Fesser d’une déification nécessairementtrès lente : ceux - là, dis - je', étoientdans la néceífité de donner à la terreune antiquité effrayante.
(8) Hippocrate ( de aere , &c. ch. 4)& Aristote ( Probl. sect. 1 3 .),sont de cesentiment ; c’étoit auffi celui d Ánaxi-mandre, d’Anaxagore & d’Antiston ,comme Plutarque nous Fapprend ,ch. 16 (opinions des Philosophes).
(9) Cela vient de certaines sourcesd’eau douce qui coulent fous la mer.En effet, les plongeurs ont souventpuisé de l’eau douce dans des bouteil-les en pleine mer à une grande pro-fondeur ; mais cette expérience pour-roit bien n’être que locale, & ne meparoît point trancher la question pré-sente, qui est celle-ci : La mer eji-elleplus salée a sa superscie qu’au fond ?Aristote étoit pour l’affirmative : quel-ques Physiciens modernes penchentpour Fasserrion contraire, &soutien-
saveur